AccueilL’œuvre subversive de Gayl Jones par-delà les frontières : redécouvrir une « voix libératrice » de l’Atlantique noir
*  *  *

Publié le vendredi 05 juin 2026

Résumé

Née en 1949 dans le Kentucky dans une famille noire de la classe moyenne où régnait la passion de l’écriture, Gayl Jones est une écrivaine majeure, encore trop méconnue. Contrairement à d’autres géantes de la littérature africaine américaine, telles Toni Morrison, Alice Walker, Audre Lorde, et Maya Angelou, elle reste relativement peu étudiée hors des États-Unis, malgré la dimension internationale et cosmopolite de ses écrits et malgré un constant succès d’estime. Avec sept romans à son actif, plusieurs nouvelles et novellas, une pièce de théâtre, des ouvrages de critiques littéraires et une œuvre poétique non moins importante, elle est une écrivaine d’envergure dont l’oeuvre porte notamment sur l’histoire et les mémoires de l’esclavage. Ce colloque international organisé à Nantes en mars 2027 invite à (re)lire son œuvre subversive par-delà les frontières et à redécouvrir cette ‘‘voix libératrice’’ de l’Atlantique noir.

Annonce

Argumentaire

Née dans le Kentucky en 1949 au sein d’une famille noire de la classe moyenne où la passion pour l’écriture et le récit se transmettait de mères en filles, Gayl Jones émerge d’un environnement littéraire fortement façonné par sa mère, Lucille Jones, une autrice dont l’œuvre s’enracinait dans la langue vernaculaire noire, les traditions narratives orales et la vie communautaire afro-américaine. Cet héritage intergénérationnel de l’expressivité noire allait devenir un élément central de la pratique littéraire de Jones. Gayl Jones est aujourd’hui une figure littéraire majeure, dont l’œuvre reste néanmoins méconnue. Récompensée en 2022 par l’American Book Awards pour l’ensemble de son œuvre, elle n’a jamais obtenu de prix même si ses romans The Healing en 1998 et The Birdcatcher en 2022 ont été finalistes du National Book Award, tandis que Palmares et The Unicorn Woman ont été finalistes du prix Pulitzer respectivement en 2022 et 2025. Contrairement à d’autres géantes de la littérature africaine américaine, telles Toni Morrison, Alice Walker, Audre Lorde, et Maya Angelou, son œuvre reste relativement peu étudiée hors des États-Unis, malgré la dimension internationale et cosmopolite de ses écrits et malgré un constant succès d’estime. Gayl Jones fut en effet saluée pour sa plume singulière dès la parution en 1975 de son premier roman, Corregidora, qui aborde de façon saisissante l’exploitation sexuelle des femmes au Brésil durant l’esclavage, et ses conséquences traumatiques. Depuis cette parution, Gayl Jones s’est imposée comme une voix singulière, dont l’écriture, marquée par la musicalité, la mémoire, l’expressionnisme psychologique et la violence, explore sans relâche les frontières du roman, du genre, de la langue et de l’histoire. Elle a, selon Toni Morrison —son éditrice à Random House, révolutionné le roman et l’écriture féminines afro-américaines, car « aucun roman sur une femme noire ne sera plus jamais le même après Corregidora » (Dubey, 1994). Cet éloge érige Jones en figure majeure et novatrice.

Sa trajectoire littéraire, comme sa démarche esthétique, invitent à dépasser les cadres traditionnels pour penser la littérature afro-américaine dans une perspective transatlantique, attentive aux circulations et reconfigurations identitaires postcoloniales. Jones se distingue par une posture à contrecourant dans le contexte étatsunien des années soixante-dix. Alors qu’elle publie ses premiers textes en pleine éclosion de l’Esthétique Noire (Black Æsthetics Movement) qui prône une rupture radicale avec les normes esthétiques anglo-saxonnes et appelle les écrivain·e·s noir·e·s à s’engager dans les luttes communautaires au sein d’une société raciste et ségrégationniste (Mitchell, 1994), Gayl Jones déjoue les attentes du canon littéraire afro-américain. Dans son essai « From the Quest for Wholeness: Re-Imagining the African-American Novel », elle revendique une approche déconstruite et « décolonisée » (ibid.) du roman, qui devrait d’abord être appréhendé comme expérience esthétique avant d’être objet sociopolitique. Cette posture avant-gardiste s’affirme à travers des personnages qui, bien que porteurs.es d’un héritage et d’une mémoire collectifs, troublent les catégories identitaires.

L’œuvre de Gayl Jones ne se laisse pas réduire à un projet sociopolitique explicite, et son inscription dans une dynamique transnationale et transatlantique mérite également une attention renouvelée. Dans The Healing (1998) et Mosquito (1999), où les personnages incarnent une errance existentielle et un questionnement identitaire, Jones conçoit un espace littéraire sans frontières, interculturel et polyphonique, pour penser une littérature étatsunienne fondée sur la pluralité (Clabough, 2008). En outre, son intérêt pour l’histoire africaine et afro-diasporique, et pour la résistance des marrons de Palmares au Brésil, introduisent une nouvelle forme de cosmopolitisme et de transnationalisme dans la littérature des États-Unis (Coser, 1995). Cette poétique de la circulation et du décloisonnement trouve aussi un écho dans son parcours de vie : elle a séjourné en Europe dans les années 1980, enseignant même en France selon certaines sources (Samuels, 2007) et publiant en Allemagne en 1986 son roman inédit Die Vogelfängerin dont la version anglaise, The Birdcatcher, ne paraît aux États-Unis qu’en 2022. Cette trajectoire éditoriale interroge les contours mêmes de la littérature nationale et invite à penser aux enjeux de traduction d’une telle autrice.

Avec sept romans à son actif (Corregidora, 1975, Eva’s Man, 1976, The Healing, 1998, Mosquito 1999, Palmares 2021, The Birdcatcher [1986] 2022, The Unicorn Woman 2024), plusieurs nouvelles et novellas (White Rat, 1977, « Ravenna » 1986, Butter, 2023), une pièce de théâtre (Chile Woman, 1974), deux ouvrages de critique littéraire (Liberating Voices : Oral Tradition in African American Literature 1991 ; Minding the Word: The Writings of Lucille Jones, 2004 ) et une œuvre poétique non moins importante (Song for Anninho, 1981, The Hermit-Woman 1983, Xarque and Other Poems 1985, Song for Almeyda and Song for Anninho, 2022), Gayl Jones est indéniablement une écrivaine d’envergure. En dépit de plusieurs périodes de silence (entre 1991 et 1998, puis entre 2004 et 2021) dues à une vie personnelle tourmentée, elle n’a jamais cessé d’écrire. Elle s’est emparée de genres littéraires différents pour faire entendre sa voix, subversive, sur des sujets difficiles et tabous : l’esclavage aux Amériques, les crimes sexuels et les violences commises à l’encontre des femmes et des enfants, la pauvreté, le racisme, la folie et le traumatisme. Cependant, en dehors de Gayl Jones : The Language of Voice and Freedom in Her Writings de Casey Clabough et du recueil d’articles publié sous la direction de Fiona Mills and Keith Mitchell, After the Pain, peu d’études abordent la richesse de son corpus et la plupart se concentrent surtout sur Corregidora et Eva’s Man. De plus, la surexposition médiatique de la vie privée de Gayl Jones a également contribué à détourner l’attention de son œuvre littéraire.

La parution de Palmares (2021) puis de The Birdcatcher (2022) a suscité un regain d’intérêt pour l’œuvre de Jones, comme en témoigne le symposium « Then You Don’t Want Me: Canonising Gayl Jones » tenu à l’Université de Boston en 2022. En France, il est possible que les récentes traductions de Gayl Jones stimulent l’activité critique à son sujet. Elle fut intégrée dès les années 1990 aux premières tentatives de constitution d’un corpus féministe noir étatsunien aux côtés de Toni Morrison, Alice Walker, Sherley Anne Williams, Gloria Naylor et Paule Marshall avec des travaux qui ont mis en évidence des dynamiques communes de résistance (Kekeh-Dika, 1991), d’inscription de la voix féminine noire marginalisée (Sutra, 1993), de tension entre la mémoire intime et collective (Chavanelle, 1994 ; Sizaire, 1995). Si ces lectures établissent une sororité littéraire afro-américaine, Jones y occupe néanmoins souvent une position mineure, abordée quasi exclusivement par Corregidora, Eva’s Man n’étant mobilisé que dans la thèse d’Anne Kekeh-Dika. Or, Richard Ford l’affirme : « Gayl Jones est un mouvement littéraire à elle seule ». Ce colloque souhaite précisément interroger et préciser ce « mouvement », pour inviter à redécouvrir cette « voix libératrice » de l’Atlantique noir et son œuvre subversive par-delà les frontières.

Ce colloque international mettra aussi en lumière la contribution essentielle de Gayl Jones à la réflexion sur l’histoire et les mémoires de l’esclavage dans le sillage des commémorations des vingt-cinq ans de la loi de 2001 dite « Taubira », portée par la députée guyanaise Christiane Taubira, qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. L’événement se tiendra à Nantes, ancien important port négrier, un an après la résolution de l’ONU du 25 mars 2026 qui reconnaît la traite transatlantique des esclaves comme le « plus grave crime contre l’humanité », et dans un contexte où, actuellement aux États-Unis, la mémoire de l’esclavage se trouve plus que jamais fragilisée par des politiques révisionnistes portées par le second gouvernement Trump.

Les communications seront présentées en anglais ou en français, et pourront explorer les axes suivants :

Axe I : Esthétiques et poétique de l’écriture de Gayl Jones

  • L’oralité et l’influence du blues/jazz dans sa prose ;
  • Polyphonie et transculturalité dans son écriture ;
  • « L’écriture des femmes noires au-delà des genres » : Lucille Jones, Gayl Jones et les enjeux de la classification littéraire ;
  • « Mères du langage noir » : Lucille Jones, Gayl Jones et l’héritage des esthétiques vernaculaires noires ;
  • Thèmes de prédilections et « métaphores obsédantes » (Mauron) ;
  • La représentation de la violence de genre et du trauma psychologique ;
  • Les dynamiques du pouvoir et de l’oppression dans ses récits.

Axe II : Diaspora, Mémoire et Historicité dans l’imaginaire de Gayl Jones

  • Histoire de l’esclavage, et « postmémoire » (Hirsh) de l’esclavage ;
  • Féminismes noirs et luttes transnationales ;
  • Palmares : histoire de la résistance afro-brésilienne ;
  • Slave narratives, « neo-slave narrative » et marronage esthétique chez Gayl Jones.

Axe III : Réception et circulation de l’œuvre de Gayl Jones

  • Réception critique dans différents contextes culturels ;
  • Les enjeux de la traduction et de l’adaptation de ses textes dans les mondes francophone, lusophone, germanophone et italianophone (entre autres) ;
  • Réflexion comparatiste sur les circulations, résonances et dialogues ouverts par son œuvre dans les Amériques, les Caraïbes, en Europe ou en Afrique.

Modalités de soumission

Vos propositions, en français ou en anglais (entre 1000 et 2000 caractères espaces compris hors bibliographie et notice bio-bibliographique), devront être soumises a2026 à : Tina Harpin : [email protected], Mérile Mbang Mba Aki : [email protected],

avant le 30 septembre 2026.

Les auteur·ices dont les propositions auront été acceptées seront notifié·es avant le 15 octobre 2026.

Les frais de déplacement et d’hébergement seront à la charge des participant.e.s ou de leur laboratoire de recherche. Les frais de restauration seront pris en charge par l’organisation.

Comité scientifique

  • Michel Feith, Nantes Université
  • Tina Harpin, Université de Guyane
  • Andrée-Anne Kekeh-Dika, Université Paris 8
  • Mérile Mbang Mba Aki, Nantes Université
  • Keith Mitchell, Université du Massachusetts à Lowell
  • Cassie Osei, Université Bucknell
  • Claudine Raynaud, Université de Montpellier Paul-Valéry
  • Cyril Vettorato, Université Paris Cité

Oeuvres de Gayl Jones

  • Fictions

Jones, Gayl. Corregidora. Random House, 1975.

Jones, Gayl. Eva’s Man. Random House, 1976.

Jones, Gayl. White Rat. Random House, 1977.

Jones, Gayl. Mosquito. Beacon Press, 1999.

Jones, Gayl. The Healing. Virago, 2019.

Jones, Gayl. Palmares. Virago, 2021.

Jones, Gayl. The Birdcatcher. Beacon Press, 2022.

Jones, Gayl. Butter: novellas, stories, and fragments. Beacon Press, 2023.

  • Poésie

Jones, Gayl. Song for Anninho, Lotus Press, 1981.

Jones, Gayl. The Hermit-Woman. Lotus Press, 1983,

Jones, Gayl. Xarque and Other Poems. Lotus Press, 1985,

Jones, Gayl. Song for Almeyda and Song for Anninho. Lotus Press, 2022.

  • Théâtre

Jones, Gayl. Chile Woman, Schubert Playbook Series, 2 no.5, 1974.

  • Essais et entretiens

Jones, Gayl. Liberating Voices: Oral Tradition in African American Literature, Cambridge, Mass.: Harvard university press, 1991

Jones, Gayl. « From The Quest for Wholeness: Re-Imagining the African-American Novel: An Essay on Third World Aesthetics ». Callaloo, vol. 17, no 2, printemps 1994, p. 507‑518.

Jones, Gayl. Minding the Word: The Writings of Lucille Jones. Morrisville (NC), Lulu Enterprises, Inc., 2004.

Jones, Gayl. « An Interview with Gayl Jones ». Entretien avec Claudia C. Tate. Black American Literature Forum, vol. 13, no 4, hiver 1979, p. 142‑148.

Jones, Gayl. « Gayl Jones: An Interview ». Entretien avec Michael S. Harper. The Massachusetts Review, vol. 18, no. 4, hiver 1977, p. 692–715.

Jones, Gayl. « An Interview with Gayl Jones ». Entretien avec Charles H. Rowell. Callaloo, no. 16, octobre 1982, p. 32–53.

  • Principales traductions

Jones, Gayl. Meurtrière. Trad. Sylvie Durastanti, Éditions des femmes, 1977.

Jones, Gayl. Corregidora : roman. Trad. Madeleine Nasalik, Dalva, 2022.

Jones, Gayl. Corregidora. Trad. Sara Antonelli, Feltrinelli, 2023.

Jones, Gayl. Corregidora. Trad. nina rizzi, Editora Instante, 2025.

Jones, Gayl. Apanhadora de pássaros. Trad. nina rizzi, Editora Instante, 2023.

Jones, Gayl. À Palmares. Traduit de l’anglais par Madeleine Nasalik, Dalva, 2026.

Jones, Gayl. Die Vogelfängerin : Roman. Trad. Uta Goridis, Rowohlt, 1986.

Jones, Gayl. Evas Mann : Roman. Trad. Pieke Biermann, Kanon Verlag, 2025.

Bibliographie critique indicative

Baker, Calvin. « The Best American Novelist Whose Name You May Not Know ». The Atlantic, 2 août 2020, https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2020/09/gayl-jones-novel-palmares/614218/. Consulté le 5 novembre 2023.

Chavanelle, Sylvie. Mémoire individuelle et collective dans les romans de Gayl Jones, Paule Marshall, Toni Morrison, Gloria Naylor et Alice Walker. Thèse sous la direction de Geneviève Fabre, Études anglophones, Paris 7, 1994.

Clabough, Casey. Gayl Jones: the Language of Voice and Freedom in Her Writings. McFarland & Co., 2008.

Coser, Stelamaris. Bridging the Americas: The Literature of Paule Marshall, Toni Morrison, and Gayl Jones. Temple University Press, 1995

Coser, Stelamaris. « Imaginando Palmares: a obra de Gayl Jones ». Estudos Feministas, Florianópolis, 13(3): 320, setembro-dezembro/2005, p. 629-644.

Croisille, Valérie. « De la transmission du traumatisme au traumatisme de la transmission : la dictature de l’héritage dans Corregidora » in Michel Feith et Claudine Rayanud (dir.), Troubled Legacies: Heritage/Inheritance in American Minority Literatures, Cambridge Scholars Publishing, 2013, p. 17-35 ;

Dubey, Madhu. Black Women Novelists and the Nationalist Aesthetic. Indiana University Press, 1994.

Harpin, Tina. « L’horreur au cœur de l’autorité des mères : l’inceste dans Corregidora de Gayl Jones », Les mères et l’autorité : mythes et réalités, Laurence Machet, Stéphanie Ravez et Pascale Sardin (éd.), Pessac : Presses Universitaires de Bordeaux, p. 321-344, 2013.

Harpin, Tina. « Le corps noir féminin hanté et blessé ou l’esclavage revécu dans Corregidora de Gayl Jones, Kindred d’Octavia Butler et Stigmata de Phyllis Alesia Perry », in Delphine Letort, Eliane Elmaleh, Benaouda Lebdai (dir.), Rémanences de l’esclavage dans les arts, les littératures et les musées, Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2022, p. 65-90.

Harris, Trudier. « A Spiritual Journey: Gayl Jones’s Song for Anninho », Callaloo , Oct., 1982, No. 16 (Oct., 1982), p. 105-111.

Hirsch, Marianne, 2014, « Postmémoire », Témoigner. Entre histoire et mémoire, trad. de Philippe Mesnard, no 118, <https://journals.openedition.org/temoigner/1274>.

Kekeh-Dika, Andrée-Anne. Lieux et stratégies de résistance dans les discours romanesques de Gayl Jones, Paule Marshall, Toni Morrison, Alice Walker et Sherley Anne Williams. Thèse sous la direction de Geneviève Fabre, Études anglophones, Paris 7, 1991.

Kekeh-Dika, Andrée-Anne. « Corregidora et Eva’s Man, de Gayl Jones ou la sexualité dans tous ses états », in Yves-Charles Grandjeat (dir.), Sexualité et textualité dans la littérature américaine contemporaine, Talence : Presses universitaires de Bordeaux, 1998, p. 69-80.

Mauron, Charles. Des métaphores obsédantes au mythe personnel, introduction à la psychocritique. Paris : J. Corti, 1963

Mbang Mba Aki, Mérile, « La Méduse aux cheveux crépus : une esthétique féminine noire dans Eva’s Man de Gayl Jones », Cahiers du CRINI, 2023, 3, Les normes de genre à l’épreuve de la représentation des corps. URL : https://crini.univ-nantes.fr/cahierscrini3-mbang-mba-aki

Middleton Kianna M., Khanmalek Tala, and Owen Ianna Hawkins. « Still Listening: New Scholarship on Gayl Jones », Palimpsest: A Journal on Women, Gender, and the Black International, vol. 13, issue 2, 2024 [actes du colloque « ‘‘Then You Don’t Want Me”: Canonizing Gayl Jones » p. 1-22].

Mills, Fiona, et Keith B. Mitchell (ed.). After the Pain: Critical Essays on Gayl Jones. Peter Lang, 2006.

Mitchell, Angelyn (ed.). Within the Circle : An Anthology of African American Literary Criticism from the Harlem Renaissance to the Present. Duke University Press, 1994.

Osei, Cassie and John A. Mundell. « Gayl Jones’s Afro-Brazil: Hemispheric Black Feminisms and (Mis)Readings of Marronage. » Palimpsest: A Journal on Women, Gender, and the Black International, vol. 13 n°. 2, 2024, p. 131-155. Project MUSE, https://dx.doi.org/10.1353/pal.2024.a947275.

Samuels, Wilfred D. Encyclopedia of American Ethnic Literature: Encyclopedia of African-American Literature. 1re éd., Facts On File, 2007.

Sizaire, Philippe. Mémoire et devenir : l’écriture rituelle de Paule Marshall, Gayl Jones et Toni Morrison. Thèse sous la direction de Claude Julien, Études nord-américaines, Tours, 1995.

Sutra, Christian. Écrire la femme afro-américaine : identité et lyrisme dans les œuvres de fiction de Gayl Jones et de Toni Morrison. Thèse sous la direction de Élisabeth Béranger - Études anglophones - Bordeaux 31993.

Vettorato, Cyril. Poésie moderne et oralité dans les Amériques noires : diaspora de voix. Paris : Classiques Garnier, 2017.

Williams, Dana A., « Green with Envy », dans Toni at Random: The Iconic Writer’s Legendary Editorship, New York, Amistad, HarperCollins Publishers, 2024, p. 143–164.

Lieux

  • Chem. de la Censive du Tertre
    Nantes, France (75010)

Format de l'événement

Événement uniquement sur site


Dates

  • mercredi 30 septembre 2026

Mots-clés

  • Gayl Jones, littérature, esclavage, postmémoire, traduction, violences de genre

Contacts

  • Tina Harpin
    courriel : tina [dot] harpin [at] gmail [dot] com
  • Mérile Mbang Mba Aki
    courriel : mbangmeryl [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Tina Harpin
    courriel : tina [dot] harpin [at] gmail [dot] com

Licence

CC0-1.0 Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC0 1.0 Universel.

Pour citer cette annonce

« L’œuvre subversive de Gayl Jones par-delà les frontières : redécouvrir une « voix libératrice » de l’Atlantique noir », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 05 juin 2026, https://doi.org/10.58079/16ckc

Ajouter à mon agenda

  • Google Agenda
  • iCal
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search