Publié le vendredi 03 avril 2026
Résumé
Cette journée adopte un positionnement original cherchant à renouveler les cadres habituels d’analyse quant à la production, la circulation et la reconnaissance des savoirs sur le développement durable partant des contextes pluriels (linguistiques, sociétaux et politiques) de leur émergence. L’intention est de proposer un dialogue entre points de vue formulés depuis des perspectives géographiques, disciplinaires et institutionnelles différentes et parfois contradictoires afin de contribuer à renforcer les pratiques éditoriales collaboratives avec les Suds, adaptées au contexte, ancrées sur l’éthique de la recherche et conscientes des rapports de force globaux.
Annonce
Argumentaire
La journée d’études « Autour des mots du développement durable » s’inscrit à la croisée de deux initiatives : celle portée par le groupe de recherches linguistiques AD Culture et celle initiée par la Revue internationale des études du développement.
Le cadre porteur (et malmené) d’action au nom du DD
Depuis une décennie, le cadre global d’action des Objectifs du développement durable (ODD)[1], partagé et arbitré de manière multilatérale lors du Sommet de Paris (2015) a été progressivement diffusé et réapproprié : à l’échelle internationale, par des agences dans le cadre de conventions et de traités[2] ; à l’échelle nationale par des gouvernements ; à l’échelle locale, par une myriade d’acteurs (de la solidarité internationale, de l’économie sociale et solidaire, de la société civile, du monde de l’entreprise, des collectivités territoriales). Si ce cadre revêt, de fait, une dimension indicative et peu coercitive, des avancées ont pu être initiées et expérimentées souvent à l’échelle régionale et locale. Elles restent néanmoins inégales[3], dans leur répartition ou leur niveau de réalisation, tant elles impliquent un alignement des dispositions politiques, réglementaires, fiscales et une maturité en termes de gouvernance collaborative en lieu et place d’approches en silos sectorisés.
En effet, le DD – entendu comme projet de construction de la durabilité dans ses dimensions environnementales, économiques, sociétales et politiques (Redclift, 1991) découle d’un constat : les risques et les crises revêtent une dimension systémique et les réponses attendues sont à la fois adaptatives et transformatives (Green and al., 2020). À l’opposé de cette lecture, d’autres assimilent le DD à l’ultime avatar du capitalisme libéral (Kambites, 2012) dont la fonction serait essentiellement utilitaire (Imran and al., 2011).
La mise en œuvre du DD s’est organisée au fur et à mesure que les effets du capitalisme fossile et des systèmes productifs extractivistes se confirmaient, parfois de manière brutale et inattendue. Ils ont fini par donner corps à ce qui est qualifié de « crise socio-environnementale », marquée notamment par l’intrication de phénomènes tels que le dérèglement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’explosion des inégalités, l’augmentation des migrations de survie, la multiplication des conflits armés, etc.
Cela s’explique, en partie, par un paradoxe central (Redclift, 1987). Lors de son « invention » à la fin des années 1980 (Brundtland, 1987), le concept de DD a été pensé pour intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans un modèle de production fondé sur la croissance économique, en vue d’assurer un équilibre entre ces trois « piliers » sans, pour autant, réfléchir à leurs contradictions, ni remettre en question le modèle de « développement » lui-même et ses logiques (Mine and al., 2009). D’autres éléments peuvent être pointés : l’hétérogénéité des sous-jacents au concept (Palmer and al., 1998); le manque d’articulation des politiques publiques ; la pluralité des approches pour y parvenir (Hopwood and al., 2005) ; les difficultés à arbitrer les dilemmes stratégiques et à hiérarchiser les priorités ; les discordances évidentes entre réponses à des urgences immédiates et vision de plus long terme.
De fait, beaucoup reste à faire pour construire des trajectoires de transformation de nos modes de penser, de produire, d’échanger, de consommer du fait, notamment, de la persistance voire de l’extension de modèles productivistes fondés sur la croissance, le progrès technique et l’expansion du capitalisme fossile, industriel et financier.
Et, loin d’agir toujours comme des accélérateurs, les instabilités et les tensions croissantes favoriseraient même plutôt le désarroi et l’apathie. Cette situation peut également s’expliquer par les lacunes en matière de connaissances scientifiques partagées, de nature à freiner la prise de conscience et la prise de décision. Au-delà, ce sont nos rapports au monde qui demandent à être reconstruits avant de se décliner en actions et pratiques.
Si le nombre d’acteurs (et d’actrices) publics, privés et citoyens, acquis aux principes du DD – tels que l’équité, la durabilité, la justice, la redevabilité, la circularité, la proximité – a cru, il n’est pas parvenu, pour autant, à emporter l’adhésion de tous et de toutes. Force est de reconnaitre que si le DD interpelle, il déstabilise aussi clairement : d’abord par son élargissement faisant la part belle aux approches holistiques, systémiques ; la durabilité est multi-dimensionnelle, les échelles s’imbriquent, les interactions et les rétroactions s’interpénètrent et se répliquent, de quoi être découragé… (Felli, 2015).
Par ailleurs, les acteurs, les institutions, comme leurs logiques et les fondements mêmes du DD sont, confrontés aux critiques, aux dénis comme aux résistances, parfois violentes, de certains groupes d’acteurs. Une pluralité de motifs les anime puisant leurs racines dans une diversité d’émotions, de représentations, de logiques et d’arguments.
Certains soulignent les incohérences internes de la notion de développement durable, qui finalement prône la durabilité d’un système économique insoutenable et privilégie en pratique les instruments de marché (crédits carbones et biodiversité, mécanismes REDD+, paiements pour services écosysté-miques), les acteurs non-étatiques et une transition écologique “high-tech” basée sur les géosciences, les innovations brevetées et l’essor des économies vertes ou bleues.[4]
D’autres[5] élaborent des critiques scientifiquement appuyées d’une transition énergétique impossible sans une remise en cause structurelle du système de production capitaliste (Fressoz 2024), ou sans que s’interpénètrent militantisme, science et philosophie prônant – et parfois expérimentant – à la fois un changement ontologique de notre rapport au vivant qu’une refonte de notre système social et politique. Mais d’autres résistances au DD s’expriment également dans un redoutable cocktail associant jeu d’intérêt, peur du changement, posture idéologique et pouvoir institué.
Pire, certains pays, ou entreprises semblent même faire « marche arrière » par rapport à des promesses et des engagements pris antérieurement. Ne serait-ce que dans sa forme économique, le phénomène de backlash présente un visage multiforme – contraintes de marché, quête de rentabilité, opportunités partenariales, effet d’aubaine, – et creuse très souvent un sillon contraire aux intérêts collectifs et dommageable au bien commun. Mais il présente encore d’autres faciès, associant repli souveraino-nationaliste, nostalgie identitaire et idéologie conservatrice (Grisa Catia, Le Coq Jean-François, Tomazini Carlan, coord., 2025).
Les mots évolutifs, alternatifs (et parfois invisibilisés) du DD
Fort de ce qui précède – et compte tenu de l’importance que revêt le DD autant dans les pratiques que dans les discours et les représentations –, dresser le constat de ses oscillations (allers et retours) ne suffit pas : il paraît pertinent de s’intéresser au sens même des mots mobilisés et à leurs termes alternatifs car le vocabulaire/le logos en matière de DD, n’ont cessé d’évoluer depuis l’émergence du concept. Il y a bien, en différents lieux, espaces, communautés, des manières différentes de comprendre, de dire le DD, voire de le faire (Chassagne, 2019 ; Kaul and al. 2022 ; Pieterse, 2002). Au-delà des contre-mots et des contre-vérités en matière de DD, il est également possible d’analyser le DD par ses creux, ses oublis, ses silences ou ses absences.
Au demeurant, ces disparités de notions/termes/mots du DD, leurs évolutions comme leurs usages, reflètent autant les transformations des pratiques et des représentations relevant du DD que les effets qu’il provoque.
En matière de DD, nombre de mots mobilisés ont été façonnés, formulés et diffusés par des organisations internationales multilatérales et multilingues (ONU, Banque mondiale). Cela participe, là encore, de la construction d’une certaine vision du monde, d’un mode de pensée en matière de DD comme croyance à vocation universelle (Chraïbi, 2026 ; Krieg-Planque, 2010). Par-là, la question de la traduction des mots du DD revêt un enjeu culturel, social, idéologique et politique d’importance, notamment du fait d’un ordre hiérarchique lié à la domination de l’anglais. Pour autant, il est possible d’identifier et d’interroger des propositions alternatives, avec des mots « concurrents », culturellement marqués et référant à des concepts qui présentent des affinités, à des degrés divers, avec ceux que les experts internationaux du développement durable mettent en jeu dans les différentes dimensions thématisées du DD (environnement, climat, biodiversité, agriculture, santé, alimentation, travail, justice, paix …). Au-delà, cela revient aussi à s’interroger, plus globalement, sur les significations et les ancrages locaux, endogènes, autochtones en matière de DD (Otaba et Zouogbo, 2024).
Dans cette perspective, la Revue internationale des études du développement réaligne, en 2026, ses réflexions autour des « Mots du développement durable » dans le cadre d’une Journée d’études internationale.
Elle s’inscrit dans le cadre d’un travail d’analyse de la formulation, des usages et des effets des mots (au sens large, i.e concepts, normes, indicateurs, injonctions, prescriptions, recommandations, …) dans le champ du développement.
Un premier épisode fructueux avait déjà été initié avec le dossier intitulé Les mots du développement[6] marqué notamment par l’émergence contagieuse des termes d’« empowerment », de « capacité » ou de « genre ». Il s’agissait, à l’époque, d’en apprécier les variations et les déclinaisons mobilisatrices (souvent considérées par leurs promoteurs comme vertueuses) à partir d’un cadre pensé et construit par les acteurs du Nord global dominant.
Du fait des changements processuels (comme des ruptures) enregistrés, dans de nombreux domaines (environnement, agriculture, santé, alimentation, travail, …) depuis plus d’une décennie, il paraissait opportun, voire nécessaire, de consacrer un temps de réflexion ouvert et partagé sur les « mots du développement durable ». Certains dévoilent leur potentiel, d’autres leurs effets transformateurs avérés, d’autres encore sont en repli. Entre généalogie éclectique, rétrospective critique et prospective incertaine, c’est bien la diversité des regards et des significations qui est ouvertement conviée.
En 2026, la Revue internationale des études du développement reprend date pour étudier les nouvelles variations, sans exclusive, ni préséance à l’instar de « participation », d’« autonomisation », de « redevabilité », d’« agencéité », de « justice » ou encore de « résilience » (Janin et Chapus, 2025) avec lesquelles se disent, s’analysent et s’effectuent les recherches consacrées au DD depuis une pluralité de contextes aux Suds. Mais bien d’autres existent et cheminent, ailleurs, à la marge de l’agenda dominant du DD. Très clairement, les mots, les actions favorables au DD comme ses maux sont désormais profondément questionnés, modulés, voire (ré-)inventés à l’aune des priorités que chaque société ou groupe se donne ; et la question de l’acceptabilité de leur mise en œuvre est posée moins comme une modalité d’exercice et bien davantage comme un préalable incontournable. Le DD comme paradigme connaît lui-même des évolutions : l’expression « sciences de la durabilité » le concurrence, voire, semble en passe de lui succéder.
Pour un décentrement linguistique et positionnel des mots liés au DD
L’objectif central de cette journée d’études – qui prépare un dossier de la Revue internationale des études du développement à l’horizon 2028 – est de comprendre comment les mots du DD sont forgés, traduits, déclinés, réappropriés ou écartés, quels sens et signification particuliers (ou pas) leur donne-t-on ? Au-delà, il apparaît judicieux d’analyser comment ils circulent et se transforment, dans, par et avec les Suds, adoptant donc une grille décalée, engagée, voire décoloniale, et fondamentalement critique. Quelle en sont les locuteurs, les promoteurs, les détracteurs tout au long de leur « carrière » ?
Cette journée adopte un positionnement original cherchant à renouveler les cadres habituels d’analyse quant à la production, la circulation et la reconnaissance des savoirs sur le développement durable partant des contextes pluriels (linguistiques, sociétaux et politiques) de leur émergence.
L’intention est de proposer un dialogue entre points de vue formulés depuis des perspectives géographiques, disciplinaires et institutionnelles différentes et parfois contradictoires afin de contribuer à renforcer les pratiques éditoriales collaboratives avec les Suds, adaptées au contexte, ancrées sur l’éthique de la recherche et conscientes des rapports de force globaux.
Cet objectif nous conduit à entreprendre, sans préséance d’aucune sorte (ni générationnelle, ni genrée, ni disciplinaire, ni expérientielle), un inventaire éclectique et critique, tant lexical que sémantique, dans différentes langues, dans différents contextes socio-culturels, au sein de différentes communautés (épistémiques ou professionnelles) des mots du DD. Cet inventaire s’efforcera d’en apprécier l’hétérogénéité (ou non) linguistique, d’en identifier les trajectoires propres comme de tenter d’en décliner les usages et les contours mobilisateurs.
Elle se propose également de travailler, lors de cette journée, à identifier collégialement les nouveaux objets thématisés du DD et les problématiques émergentes afin de maintenir un haut niveau de contribution aux débats sur les reconfigurations des études du développement.
Elle propose, enfin, de réunir l’ensemble des chercheuses et chercheurs membres du Comité de rédaction, issus d’un grand nombre d’institutions du Nord comme du Sud, d’inviter plusieurs collègues internationaux confrontés à ces questions dans d’autres projets éditoriaux et, enfin, de capitaliser ces échanges par des podcasts accessibles au plus grand nombre.
Mise en débat des mots, de leurs usages et de leurs effets
La journée aura lieu le 2 juin 2026 sur le Campus de l’IEDES et de l’UMR Développement et sociétés à la Cité du développement durable.
Elle sera l’occasion de mobiliser les membres du comité, la cohorte des amis de la revue, les membres de la Cité du Développement durable.
Elle vise également à dresser un bilan en matière de mots et de concepts du DD mobilisés au sein de la revue.
La journée sera ouverte à toutes et à tous, et déclinée autour de trois tables rondes à partir d’une perspective décentrée, située, mettant en avant les locuteurs·trices, chercheurs·ses issu·e.s des Suds :
- Diffusion, réappropriation et effets de mots dominants (ou jugés comme tels) en matière de DD ;
- Emergence, trajectoire et effets de mots et de discours alternatifs en matière de DD ;
- Rétrospective des mots du DD au sein de la Revue internationale des études du développement.
Les contributions, reçues et/ou présentées à l’occasion de cette journée d’études, pourront faire l’objet d’une valorisation supplémentaire dans le cadre du dossier « Les mots du DD » à la Revue internationale des études du développement en 2028 (Appel à contributions à suivre).
Modalités de soumission
Format des propositions
- Résumé de 300 mots maximum (problématique, méthodologie, résultats attendus)
- Brève bio-bibliographie (100 mots)
- Format : Word, police Times 12, interligne 1,5
Envoi à : [email protected] (Objet : « Proposition JE RIED 2026 »)
avant le 30 avril 2026
Calendrier
- 30 avril 2026 : Date limite envoi proposition
- 15 mai 2026 : Retour comité scientifique
-
2 juin 2026 : Journée d’études
Comité scientifique
- Enrique Aliste Almuna, géographe, directeur de l'IEDES, directeur de la publication de la RIED
- Qentin Chapus, maître de conférences en économie et socio-économie, Sciences Po Bordeaux, co-rédacteur Varia de la RIED
- Maria Glushkova, Postdoctoral Fellowship, School of the Arts, Queen Mary University of LondonEmmanuel Pannier, anthropologue, chargé de recherche à l'IRD, co-rédacteur Varia de la RIED
- Michele Pordeus Ribeiro, chercheuse en sciences du langage, Sorbonne Nouvelle
Comité d’organisation
- Sylvie Chraïbi, traductologue, maîtresse de conférences au département d’Études orientales, Sorbonne Nouvelle
- Marilyne Efstathopoulos, responsable éditoriale de la RIED
- Pierre Janin, géographe, directeur de recherche à l'IRD, co-rédacteur en chef de la RIED
- Catherine Paquette, urbaniste, chargée de recherche à l'IRD, co-rédactrice en chef de la RIED
Références
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Bonnevault Stéphane, 2004. Développement insoutenable. Pour une conscience écologique et sociale, Éditions du croquant (Collection Turbulences), 256 p.
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Notes
[1] Précédemment qualifié de viable, soutenable.
[2] Protocoles de Kyoto et de Nagoya, Accord de Paris, Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, Traité sur la haute mer, etc.).
[3] Cf. Food Systems Countdown Initiative pour rendre compte des avancées inégales de la construction des transitions agricoles et alimentaires sous l’égide du PAM et d’experts nationaux dans de nombreux pays en 2025.
[4] Voir de « L’insoutenable « développement durable » ? » dans rapport de conjoncture et de prospective scientifique ; conseil scientifique de l’IRD (2017-2020).
[5] Cf. les mouvements décroissants, altermondialistes (Sommet des Peuples en marge de la COP30, "penseurs du vivants », zapatisme, zadistes, les soulèvements de la terre, Extinction Rebellion, etc.,). Voir aussi Descola & Pignocchi, 2022.
[6] Revue Tiers monde, n° 200 de 2009 reprenant les communications présentées lors du colloque "Les mots du développement" de novembre 2008. Voir également « Les mots du développement », Économie et institutions, 2010, n° 14.
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Lieux
- Institut des études du développement de la Sorbonne (IEDES) Pavillon Indochine - Institut des études du développement de la Sorbonne (IEDES) Pavillon Indochine - Cité du développement durable 45 bis avenue de la Belle Gabrielle - 94736 Nogent-sur-Marne Cedex
Nogent-sur-Marne, France (94)
Format de l'événement
Événement hybride sur site et en ligne
Dates
- jeudi 30 avril 2026
Fichiers attachés
Mots-clés
- développement durable, mots, trajectoires, discours
Source de l'information
- Marilyne Efstathopoulos
courriel : revdev [at] univ-paris1 [dot] fr
Licence
Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons CC0 1.0 Universel.
Pour citer cette annonce
« Autour des mots du développement durable : Traductions, circulations, usages et effets », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 03 avril 2026, https://doi.org/10.58079/160e3

