Annonce de la séance du 3 juin : Yuan Zhigang sur la demande intérieure et l’économie chinoise

La prochaine séance du séminaire BRICS (Inalco-CREE /Fmsh/USaclay) aura lieu mercredi 3 juin à 18h à la Maison de la Recherche de l’Inalco, 2 rue de Lille 75007 Paris et en ligne (lien à venir).

Elle recevra : 

Yuan Zhigang (Université de Fudan)

Sur le thème suivant : 

A propos de l’ouvrage “L’économie chinoise : cycles et gouvernance”.

Quel rôle donner à la consommation des ménages dans la croissance ? 

Discutant : Guilhem Fabre (Université de Montpellier, Séminaire BRICS)

Lien vers la présentation : Séminaire BRICS 3 Juin 2026

Résumé : 

Depuis l’émergence de la macroéconomie après la Grande Dépression, les chercheurs s’attachent à expliquer les fluctuations de la production, de l’emploi et de l’inflation. S’appuyant sur les théories macroéconomiques contemporaines — notamment les apports sur l’interaction entre l’offre et la demande, les cycles financiers et la croissance endogène — l’ouvrage “L’économie chinoise : cycles et gouvernance” publié par Yuan Zhigang analyse les mécanismes qui sous-tendent le développement à long terme et les dynamiques conjoncturelles à court terme de l’économie chinoise.

Le parcours macroéconomique de la Chine est unique dans l’histoire économique moderne. À l’époque de l’économie planifiée, la croissance reposait sur une épargne élevée, une industrialisation rapide et une allocation des ressources administrée, mais elle entraînait des pénuries et des inefficacités structurelles. Après 1978, la réforme et l’ouverture ont remodelé les incitations économiques, tiré parti de l’avantage comparatif de la main-d’œuvre chinoise et permis au pays de s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales. Pendant plus de quatre décennies, la Chine a maintenu une croissance proche de deux chiffres et est devenue la deuxième économie mondiale.

Cependant, les moteurs de la croissance connaissent une transformation profonde. Le dividende démographique s’épuise, le vieillissement de la population s’accélère, le chômage des jeunes augmente et les obstacles à la mobilité de la main-d’œuvre persistent. La modernisation industrielle subit la pression des tensions géopolitiques, des phénomènes de rapatriement et de relocalisation industrielle dans les économies avancées, ainsi que de la concurrence technologique, en particulier avec les États-Unis. Parallèlement, la faiblesse de la demande intérieure, la crise prolongée du secteur immobilier et l’endettement des collectivités territoriales font peser un risque de récession par dégradation des bilans.

La Chine est aujourd’hui confrontée à la fois à des défis structurels du côté de l’offre — mutation démographique, ralentissement de la productivité et transformation industrielle — et à des pressions conjoncturelles du côté de la demande : stagnation de la consommation, recul des investissements et ralentissement des exportations. Dans le même temps, la tendance à la démondialisation, la fragmentation des chaînes d’approvisionnement et l’intensification des rivalités stratégiques amplifient les risques externes.

Dans ce contexte, la Chine doit opérer la transition d’une croissance à rythme élevé vers un développement de haute qualité. Les politiques doivent viser à rééquilibrer l’économie autour d’une croissance portée par la consommation, à améliorer la productivité grâce à l’innovation et aux réformes, à favoriser une allocation inclusive et efficace de la main-d’œuvre, à préserver la stabilité financière durant les ajustements structurels, à approfondir l’ouverture tout en garantissant la sécurité nationale, et à mettre en place une gouvernance moderne pour pérenniser la prospérité à long terme.

La discussion autour de ces thèmes sera introduite par Guilhem Fabre

L’intervenant : 

Yuan Zhigang a obtenu son doctorat en sciences économiques en 1993 à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris, France. Il est aujourd’hui professeur et directeur de thèses à l’École d’économie de l’Université de Fudan, directeur du Centre de recherche sur l’emploi et la sécurité sociale de l’Université de Fudan, professeur distingué du programme « Chercheur du Yangtze » du Ministère de l’Éducation et maître enseignant national.

Il occupe également plusieurs postes annexes : expert en chef du Laboratoire Yuan Zhigang, base de recherche consultative pour les décisions du Gouvernement municipal de Shanghai, conseiller du Gouvernement du Fujian, expert consultatif invité du Gouvernement de la Région autonome du Guangxi Zhuang, ainsi que professeur invité à l’EMLYON Business School en France.

Au fil des années, le professeur Yuan Zhigang a exercé les fonctions suivantes : doyen de l’École d’économie de l’Université de Fudan (2004-2015), membre du Conseil d’administration et du Comité des diplômes de l’Université de Fudan, membre du Groupe d’évaluation des disciplines d’économie théorique du Conseil d’État, vice-président du Comité directeur de l’enseignement des disciplines économiques des établissements supérieurs du Ministère de l’Éducation, expert consultatif spécial du Gouvernement municipal de Shanghai, membre du Comité consultatif d’experts du Ministère du Travail et de la Sécurité sociale, et membre du Comité international d’évaluation scientifique de la Fondation Maison des sciences de l’homme.

Le Professeur Yuan Zhigang consacre principalement ses recherches au fonctionnement de la macroéconomie chinoise et aux questions associées, notamment la croissance et les fluctuations macroéconomiques, l’emploi et l’assurance retraite, la mondialisation et l’économie politique internationale, la finance et l’internationalisation du yuan chinois, ainsi que la répartition des revenus.

En 1997, il a reçu le Prix Sun Yefang des ouvrages en sciences économiques, la plus haute distinction dans le domaine économique chinois. À l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, il a été sélectionné parmi les « Cent économistes ayant marqué la construction économique de la nouvelle Chine ».

Annonce de la séance du 27 mai : David Teurtrie et Jean-Louis Martin sur l’ouvrage “Les BRICS et la réforme du monde”

La prochaine séance du séminaire BRICS se tiendra mercredi 27 mai 2026 à 18h à la Maison de la Recherche de l’Inalco, salle Borel (1er étage), et en ligne (lien à venir), 2 rue de Lille 75007 Paris.

Elle recevra : 

David Teurtrie (Institut catholique d’études supérieures) et
Jean-Louis Martin (consultant, Ifri)

Sur le thème : 

Les BRICS et la réforme de la gouvernance mondiale – un défi pour l’Occident?

Résumé :

Face à un ordre international en crise, les BRICS élargis cherchent à renforcer leur influence dans la gouvernance mondiale en promouvant un monde multipolaire plus favorable aux puissances émergentes. Pour ce faire, ils créent de nouvelles institutions financières, prônent la dédollarisation du commerce international et proposent une vision alternative des relations internationales. L’ouvrage Les BRICS et la réforme du monde (Armand Colin, février 2026), fruit d’un travail collectif impulsé par l’Observatoire français des BRICS (OFB), propose une analyse pluridisciplinaire d’un groupement qui se veut le porte-parole du «  Sud global  » et semble défier l’ordre international centré sur l’Occident. Les auteurs y décryptent les ambitions, les tensions internes et les visions géopolitiques de cette coalition hétéroclite en mutation. La séance de ce séminaire sera l’occasion de présenter les lignes forces de l’ouvrage en s’interrogeant sur les contours de l’ordre mondial multipolaire que semblent vouloir incarner les BRICS tout en se penchant sur la question de l’influence des sanctions internationales sur la dynamique interne des BRICS ainsi que le processus de dédollarisation.  

 

Les intervenants :

David Teurtrie est maître de conférences à l’Institut catholique d’études supérieures (ICES), directeur de l’Observatoire français des BRICS (OFB) et chercheur associé au CREE (INALCO). 

Jean-Louis Martin est statisticien-économiste et a été banquier. Il est aujourd’hui consultant en financement du développement et chercheur associé (Amérique latine) à l’IFRI.

 

Annonce de la séance du 13 mai, 18h : Hugo Girousse sur les institutions intermédiaires et la politique industrielle de la Chine

La prochaine séance du séminaire BRICS se tiendra mercredi 13 mai 2026 à 18h à la Maison de la Recherche de l’Inalco, salle Borel (1er étage), et en ligne (lien à venir), 2 rue de Lille 75007 Paris.

Elle recevra : 

Hugo Girousse 

(Université Grenoble Alpes)

Sur le thème : 

Au-delà du plan et du marché : les institutions intermédiaires au cœur du système chinois de politique industrielle

Lien vers les deux textes d’appui à la séance : Girousse Texte 1 Séminaire BRICS Inalco

Girousse Texte 2 Séminaire BRICS Inalco

L’intervenant : 

Après une Licence Eco-Gestion à la Toulouse School of Economics et Master GODI (Gouvernance des Organisations pour le Développement International) à l’Université Grenoble-Alpes, dont deux stages de recherche sur l’impact économique des cyclones tropicaux sur l’île de la Réunion au CEMOI et sur l’élaboration d’un Indicateur départemental de Santé Ecologique (ISE) au CLERSE, j’ai débuté ma thèse sur les politiques industrielles chinoises en 2023. Cette thèse s’inscrit dans un Cross Disciplinary Program appelé « PowerAlps » qui regroupe de nombreux chercheurs de la région grenobloise de différents champs scientifiques, autour de l’électronique de puissance. Il s’agit d’une branche de l’électronique et des semi-conducteurs, présenté comme essentielle pour la transition écologique car elle permet un meilleur rendement énergétique et se retrouve principalement dans les transports électriques ou les énergies renouvelables. L’étude de la Chine et de ses politiques industrielles apparait nécessaire pour observer les dynamiques internationales et étudier les caractéristiques d’une politique industrielle efficace. J’ai par ailleurs eu la chance de réaliser un séjour de recherche en fin 2024 à Shanghaï (Fudan University) pour échanger autour de ces questions avec des professeurs, spécialistes ou étudiants et me familiariser avec la littérature chinoise. Mes axes de recherche actuels sont donc la politique industrielle de façon assez large, la politique industrielle européenne en matière de semi-conducteurs/électronique de puissance et, surtout, la politique industrielle chinoise.

Annonce de la séance du 8 avril : Muriel Périsse et Clément Séhier sur les relations de travail dans l’ASEAN et l’influence de la Chine

La prochaine séance du séminaire BRICS aura lieu mercredi 8 avril 2026, à 18h, à la Maison de la Recherche de l’Inalco (2, rue de Lille, 75007 Paris, métro Saint-Germain des Près), salle Borel (et en ligne, lien à venir)

Elle recevra : 

Muriel Périsse (Université d’Artois, LEM) et Clément Séhier (IMT Nord Europe, CLERSE)

avec la collaboration de Aymeric Mariette (UPCité)

Sur le thème : 

La reconfiguration des réseaux de production Chine-ASEAN au prisme des relations de travail

Document d’appui à la séance : un article paru en janvier dans les Chroniques internationales de l’IRES, qui donne des éléments de contexte sur cette présentation. [en ligne ici : https://ires.fr/publications/chronique-internationale-de-l-ires/n192/chine-rivalite-sino-americaine-et-reconfiguration-des-reseaux-de-production-mondialises-vers-lasie-du-sud-est/] 

Résumé : 

La montée en puissance des IDE manufacturiers chinois vers l’ASEAN est souvent interprétée comme une réponse à la hausse des coûts de production – notamment salariaux – en Chine, accentuée par les politiques protectionnistes américaines. De leur côté, les pays de l’ASEAN déploient des stratégies d’attractivité pour capter ces flux et créer des emplois, tout en visant une meilleure insertion dans les réseaux de production mondialisés. Cette présentation analyse cette intégration industrielle croissante entre Chine et ASEAN, en examinant particulièrement ses implications sur les relations de travail dans quatre pays d’Asie du Sud-Est (Cambodge, Indonésie, Malaisie, Vietnam). La première partie met en lumière le « débordement » du système productif chinois vers l’ASEAN, cette dynamique dépassant largement la simple réaction ponctuelle au protectionnisme américain. La seconde partie revient sur la manière dont cette recomposition des réseaux de production s’appuie sur les spécificités des relations salariales locales, tout en les transformant profondément.

Les intervenants : 

Muriel Périsse est maîtresse de conférences en économie à l’Université d’Artois et au Laboratoire Lille Economie et Management (UMR 9221).  Après des travaux sur les évolutions du marché du travail chinois au cours des réformes, et particulièrement le droit du travail, elle s’intéresse maintenant à la transformation des relations d’emploi au sein de la diversité des capitalismes asiatiques.  Elle a publié, avec Elsa LAFAYE DE MICHEAUX (2025) : « La question du travail en Asie du Sud-Est : un tableau contemporain », in Facal G., Samuel J. (Dir.) (2025) : L’Asie du Sud-Est 2025. Bilan, enjeux et perspectives, Bangkok, IRASEC, p. 127-148. Avec Clément Séhier (2019) “Analysing wages and labour institutions in China : an unfinished transition”, The Economic and Labour Relations Review, Vol. 30, N° 3, p. 400-421. Avec Clément Séhier et Aymeric Mariette (2026) : “Rivalités sino-américaines et reconfiguration des réseaux de production mondialisés vers l’Asie du Sud-Est”, Revue de l’IRES, N° 192, p. 55-72.

Clément Séhier est maître assistant en économie à l’IMT Nord Europe et membre du CLERSE, Université de Lille. Ses recherches portent sur les transformations du capitalisme chinois et sur les réseaux de production asiatiques, en accordant une attention particulière aux enjeux socio-environnementaux. Ses travaux sont ancrés dans des terrains réalisés en Chine et en Indonésie. Parmi ses publications récentes figurent « Industrial Upgrading or Dependency on Chinese Firms? The Case of Indonesia’s Nickel Downstreaming Strategy », Global China Pulse (2026), avec Nicolas Pinsard ; « Rivalités sino-américaines et reconfiguration des réseaux de production mondialisés vers l’Asie du Sud-Est », Revue de l’IRES, n° 192, p. 55-72 (2026), avec Aymeric Mariette et Muriel Périsse ; et « 2013 : La Chine lance les nouvelles routes de la soie », dans Petitjean O. (2025), Multinationales, Une histoire du monde contemporain, La Découverte.

Contributeur au document d’appui à la séance : Aymeric Mariette est doctorant à l’Université Paris Cité. Il a également été chercheur invité à la School of International Studies/Academy of Overseas Chinese Studies, Jinan University, Guangzhou (2023-2024), et à l’East Asian Institute, National University of Singapore (2024). Ses recherches doctorales portent sur les zones économiques spéciales et les parcs industriels au Cambodge et en Malaisie, dans une perspective comparative avec l’expérience de développement de la Chine. Il est co-auteur des articles « Rivalités sino-américaines et reconfiguration des réseaux de production mondialisés vers l’Asie du Sud-Est », Revue de l’IRES, n° 192, p. 55-72 (2026) et “Chinese Provinces as Semiautonomous Diplomatic Actors in China’s Investments in Southeast Asia. Evidence from Guangxi Institutions and Individuals in the Mining Sector”, Moussons, n°41 (2023).

 

Annonce de la séance du 25 mars : Michael Derrer sur la corruption en Russie et en Ukraine

La prochaine séance du séminaire BRICS aura lieu à la Maison de la recherche de l’Inalco (2, rue de Lille 75007 Paris, Salle Borel, 1er étage) et en ligne (lien à venir) mercredi 25 mars à 18h. 

Elle recevra : 

Michael Derrer 

(Haute école spécialisée de Lucerne)

Sur le thème : 

Repenser la « corruption » :

Gouvernance informelle et transformation des institutions en Russie et en Ukraine

 

Résumé : 
La littérature dominante sur la corruption l’interprète généralement comme une déviation par rapport aux règles formelles, attribuée à des institutions faibles, à un manque de transparence ou à des incitations inadéquates. Si ces approches éclairent certains aspects du phénomène, elles peinent souvent à expliquer pourquoi les pratiques communément qualifiées de corruption persistent dans des contextes où les cadres juridiques sont relativement développés et où de nombreuses réformes institutionnelles ont été engagées.

Cette intervention propose un déplacement de perspective inspiré de la sociologie économique. Plutôt que de partir de la catégorie de « corruption » comme explication, l’analyse s’intéresse aux pratiques et aux relations institutionnelles dans lesquelles cette catégorie est mobilisée. Dans ce type de configuration, les règles formelles ne sont pas absentes ; elles existent souvent en grand nombre, mais leur mise en œuvre demeure inégale et discrétionnaire. Cette situation crée une vulnérabilité juridique largement partagée parmi les acteurs économiques et administratifs, tandis que certains acteurs bénéficient de formes de protection ou d’impunité liées à leur position dans des réseaux politiques, économiques ou bureaucratiques.

À partir d’entretiens qualitatifs approfondis menés à Moscou et à Kyiv ainsi que d’une analyse comparative de la Russie et de l’Ukraine, la présentation examine comment ces mécanismes influencent concrètement les stratégies économiques, les pratiques administratives et les justifications morales mobilisées par les acteurs. L’objectif est de contribuer à un déplacement du regard sur les phénomènes habituellement désignés comme corruption, en les replaçant dans l’analyse plus large des formes de gouvernance informelle et du fonctionnement concret des institutions.

 L’intervenant : 
Michael Derrer est professeur de sociologie économique et de didactique de l’économie à la Haute école spécialisée de Lucerne (HSLU), en Suisse. Ses recherches portent sur la gouvernance informelle et les transformations institutionnelles en Europe de l’Est. Il est l’auteur d’une trilogie consacrée à la Russie et à l’Ukraine (à paraître chez Peter Lang en 2026), fondée sur une analyse institutionnelle comparée et sur des entretiens approfondis menés à Moscou et à Kyiv. En parallèle de son activité académique, il travaille comme interprète judiciaire plurilingue pour le Ministère public de la Confédération suisse et intervient comme consultant pour des entreprises actives en Europe de l’Est.

 

 

Annonce de la séance du 11 mars : Giovanni Balcet sur l’expansion de l’industrie automobile chinoise

La prochaine séance du séminaire BRICS se tiendra mercredi 11 mars 2026 à 18h à la Maison de la recherche de l’Inalco (2, rue de Lille), Salle Borel (et à distance : 
https://zoom.us/j/2458251486?omn=96956547906). 

Elle recevra : 

Giovanni Balcet

(Université de Turin, Osservatorio Economie Emergenti Torino)

Sur le thème : 

L’expansion multinationale des constructeurs automobile chinois  

le cas de Geely avant et après l’acquisition de Volvo Cars

Présentation :  

Balcet Paris BRICS seminar 2026

Résumé : 

Le secteur automobile en Chine a suivi une trajectoire de croissance accélérée, tirée dans une première période par le marché intérieur, devenu le plus important au niveau mondial en 2009,

dépassant celui des USA. Dans cette période, les sociétés mixtes internationales (joint ventures), strictement réglementées, ont joué un rôle déterminant dans l’acquisition et l’assimilation des technologies et la structuration de cette industrie.

Sur cette base, le secteur a entamé un processus d’expansion internationale d’abord à travers les exportations et ensuite à travers la production à l’étranger et l’intégration des réseaux de production à l’international. Les IDE orientés à l’acquisition d’entreprises possédant des ressources technologiques, organisationnelles et managériales ainsi que des marques affirmées (asset seeking FDIs) ont joué un rôle primaire dans ce processus, parallèlement aux IDE orientés à pénétrer les marchés extérieurs, à partir des pays en développement et émergents.

La croissance rapide de Geely, devenu le premier producteur privé chinois, est un bon exemple de cette trajectoire, où l’acquisition à l’étranger et l’assimilation de technologies industrielles et de capacités organisationnelles a permis à ce nouvel acteur de devenir un protagoniste global. Trajectoires technologiques et trajectoires internationales se sont ainsi intégrées dans un modèle de croissance original.

Au cours du séminaire seront présentées les étapes de ces trajectoires, avec une focalisation sur l’acquisition de Volvo Cars en 2010 et sur ses conséquences en termes de convergence technologique, dynamique industrielle et relations interculturelles à l’intérieur de l’entreprise. Le rôle des véhicules électriques et des nouvelles plateformes et stratégies de production sera aussi mis en lumière.

 

L’intervenant : 

Giovanni Balcet a été professeur d’Économie Internationale et Entreprises Multinationales à l’université de Turin. Il est vice-président de OEET – Osservatorio Economie Emergenti Torino, Collegio Carlo Alberto.

Parmi ses publications :

“Emerging countries’ multinational companies investing in developed countries:
at odds with the HOS paradigm?”, The European Journal of Comparative Economics, Vol. 10, n. 1, 2013, pp. 179-202 (avec Wladimir Andreff).

“Joint Ventures, Technology Acquisition and Emerging Multinationals: The Case of The Chinese Automotive Industry”, in: X. Richet, V. Delteil, P. Dieuaide, Strategies of Multinational Corporations and Social Regulations. European and Asian Perspectives, Springer, Dordrecht, 2014.

“Internationalization, outsourcing and labour fragmentation. The case of FIAT”,

Cambridge Journal of Economics, Volume 44, Issue 1, January 2020, Pages 105–128, https://doi.org/10.1093/cje/bez013 (avec Grazia Ietto-Gillies)*

“Geely Drives Out. The Rise of the New Chinese Automaker in the Global Landscape”, World Scientific, 2021 (avec Hua Wang and Wenxian Zhang)

Accès libre dans la limite des places disponibles.  Merci de prévoir une pièce d’identité à présenter à l’entrée du bâtiment.

 Au plaisir de vous retrouver mercredi 11 mars, 

Annonce de la séance du 28 janvier 2026 : Michaël Levystone sur Russie et Asie du Sud

La prochaine séance du Séminaire BRICS se tiendra mercredi 28 janvier à 18h, à la Maison de la Recherche de l’Inalco (2, rue de Lille), Salle Borel (1er étage) et en ligne (lien à venir).

Elle recevra : 

Michaël Levystone (CREE-Inalco)

Sur le thème suivant : 

« Constantes, correctifs, contraintes : la politique russe en Asie du Sud
(Afghanistan, Pakistan, Inde, Bangladesh) »

 

Résumé : Dans l’histoire contemporaine de la Russie, 2014 représente une année doublement charnière. Tandis que l’annexion de la Crimée (18 mars) constitue – après une guerre éclair menée en Géorgie en 2008 – une entaille sérieuse à la relation de confiance pourtant patiemment rebâtie, depuis 1991, par le Kremlin avec les Occidentaux, l’annonce par l’administration Obama (27 mai) d’un retrait graduel des forces américaines du bourbier afghan signale à Moscou une opportunité intéressante de se saisir d’un dossier dont il ne peut plus se permettre de déléguer la gestion à Washington. Non contente d’inquiéter l’Asie centrale, pré-carré stratégique revendiqué par la Russie, l’équation afghane impacte le reste de l’Asie du Sud, une aire régionale qui n’est clairement pas sans aiguiser des convoitises appuyées du côté du Kremlin.

Ainsi, dans le contexte criméen assorti des premiers trains de sanctions occidentales contre son économie, Vladimir Poutine cible nommément en 2016 deux pays sud-asiatiques parmi les puissances phares de la « Grande Eurasie », avec lesquelles il incombera désormais à la Russie d’intensifier ses interactions : l’Inde et le Pakistan. Si la référence à New Delhi, « partenaire stratégique spécial et privilégié » de Moscou n’est guère surprenante, le cap mis sur Islamabad l’est bien davantage, au regard des orageuses relations bilatérales indo-pakistanaises, mais aussi du soutien fourni par le Pakistan aux adversaires des Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 (moudjahidines), puis à ceux des Russes dans le Caucase après 1991 (indépendantistes tchétchènes). Conséquence de son dialogue renoué – pour prix d’un très fort pragmatisme, donc – avec le Pakistan : la Russie parvient à établir un contact en propre avec les Talibans, chassés du pouvoir par les Américains en 2001 mais dont la perspective d’une reconquête de Kaboul devient toujours plus évidente, jusqu’à se concrétiser le 15 août 2021.

À ce bouleversement majeur des relations internationales ne tarde pas à en succéder un autre : l’invasion par l’armée russe du territoire ukrainien, déclenchée dans la nuit du 24 février 2022. La guerre voulue par le président Poutine rejette hors des marchés européens la Russie, qui s’implique plus avant dans son mouvement de redirection diplomatico-économique en faveur de ses partenaires sud-asiatiques. Chacun revêt un intérêt bien spécifique aux yeux des Russes, dans ce contexte de chambardement géopolitique et économique dont ils ont eux-mêmes contribué à le faire émerger : l’Inde et le Pakistan leur achètent les hydrocarbures dont les Européens ne veulent plus ; l’Afghanistan, seul pays sud-asiatique à avoir reconnu l’annexion de la Crimée en 2014, emblématise la pire débâcle vécue par l’armée américaine depuis son embourbement en Irak (2003) ; enfin le Bangladesh, seule diplomatie à avoir condamné (par deux fois) la violation russe de la souveraineté ukrainienne à l’ONU en 2022, est un marché qui compte pour Rosatom, engagé dans la construction d’une centrale nucléaire à Rooppur. Apôtre d’une désoccidentalisation accélérée de l’ordre mondial, la Russie exerce elle-même un pouvoir d’attraction sur ces pays, dont l’Inde et le Pakistan siègent au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), et dont le Pakistan à nouveau, ainsi que le Bangladesh et même le Sri Lanka, auraient fait acte de candidature en vue de grossir les rangs des BRICS+, où l’Inde officie déjà, en qualité de membre cofondateur.

 

L’auteur : Michaël Levystone est doctorant au Centre de Recherche Europes-Eurasie (CREE) de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et cofondateur de l’Observatoire de la Nouvelle Eurasie (ONE). Ses recherches portent sur les politiques intérieure et étrangère des pays d’Asie centrale, en particulier dans le contexte des tensions russo-occidentales nées de l’annexion de la Crimée par Vladimir Poutine en 2014.

Annonce de la séance du 14/01 : Nicolas Yol sur les transferts de migrants dans une perspective centre – périphérie

La Prochaine séance du séminaire BRICS aura lieu mercredi 14 janvier à 18h, en ligne exclusivement (lien : https://zoom.us/j/93070033167)

Elle recevra :
Nicolas Yol
(Université de Technologie de Tarbes Occitanie Pyrénées)

Sur le thème :
Migrations de travail et transferts de revenus : une vue centre/périphérie

(Labor migration and remittances: a center-periphery view)

Résumé : Dans la littérature économique, les migrations du travail et les transferts de fonds qui en résultent sont souvent analysés comme des comportements d’optimisation. Cette présentation examine les migrations et les transferts de fonds à travers un prisme centre-périphérie. Le développement capitaliste engendre un besoin constant de main d’œuvre au centre, tandis que certains pays en développement sont devenus des pays exportateurs de travail. Malgré les avantages que ces pays tirent des transferts de fonds, ils sont également confrontés à d’importants déficits commerciaux, car les biens qu’ils consomment sont massivement importés en raison du manque de main d’œuvre. En particulier, il apparaît que les pays exportateurs de travail importent une part significative de leurs biens au profit des pays accueillant leurs migrants. Par conséquent, une part importante des transferts de fonds reflue vers les pays d’accueil des migrants par le biais des importations. Ces mêmes pays d’accueil constituent également la principale source de flux financiers dont bénéficient les pays exportateurs de travail, ce qui accroît la volatilité en période de crise. Cette volatilité est encore plus marquée lorsque le principal pays d’accueil se situe en bas de la hiérarchie monétaire, c’est-à-dire lui-même en périphérie.

L’auteur : Nicolas Yol est maître de conférences à l’université de Technologie Tarbes Occitanie Pyrénées (UTTOP) et chercheur au LEREPS (EA 4212, Sciences Po Toulouse). Ses recherches portent sur les migrations internationales du travail et l’analyse des politiques publiques, en particulier liées au marché du travail

L’équipe de coordination se joint à moi pour souhaiter à toutes et à tous une bonne année 2026.

Séance du 17 décembre, 18h : Bruno Jetin sur Borneo dans les nouvelles routes maritimes de la soie

La prochaine séance du séminaire BRICS aura lieu à la Maison de la Recherche de l’Inalco, 2, rue de Lille Salle Silvestre de Sacy (et en ligne), mercredi 17 décembre 2025 à 18h. 

Elle recevra : 

Bruno Jetin

Laboratoire Analyse, crise et transition (ACT), Université Sorbonne Paris Nord

Sur le thème : 

Borneo: l’industrialisation d’une île périphérique à la confluence des routes maritimes de la soie.

La séance sera modérée par Elsa Lafaye de Micheaux (CASE, Inalco)

Résumé :

Since the decline of the Sultanate of Brunei at the end of the 16th Century, Borneo has become a peripheral island submitted to changing cores. First to colonial powers and later to Kuala Lumpur and Jakarta when they became the capital cities of newly independant states. Borneo remained overspecialised in primary resources whose export revenues financed the industrialisationof peninsular Malaysia and Java. East Malaysia and Kalimantan’s industrialisation was truncated and their social development lagged behind.

Brunei was the only sovereign state on the island which was able to use its export revenues for local development. This situation is now changing due to two major factors.

First, large industrial projects are being implemented, both in East Malaysia and Kalimantan, and for the first time land transport is crossing the island and connecting the territories of the three countries.

Second, Indonesia is moving its capital city to East Kalimantan, at the centre of Asia-Pacific region, close to maritime routes and the Strait of Makassar that are strategic for China’s Belt and Roads Initiative. Our presentation will explore the geopolitics of these changes for Indonesia and position in the international arena.

 

 

Séance du 3 décembre : Bruno de Conti sur les BRICS face aux transformations du système monétaire international

La séance du séminaire BRICS de mercredi 3 décembre à 18h s’est tenue à la Maison de la Recherche de l’Inalco, 2, Rue de Lille 75007 (Salle Silvestre de Sacy, 2ème étage).

Elle recevait : 

Bruno de Conti (Université de Campinas, Brésil)

Sur le thème : 

Les BRICS et leurs initiatives pour la transformation du Système Monétaire et Financier International

Bruno De Conti – BRICS INALCO 2025

Résumé : 

Au lendemain de son 17è sommet, les BRICS sont aujourd’hui un forum de débats variés. Néanmoins, l’histoire du groupe est intimement liée à la remise en question des asymétries du Système monétaire et financier international (SMFI). En effet, l’importance des pays du BRICS pour l’économie mondiale n’est pas reflétée proportionnellement dans le SMFI.

En réaction, les BRICS ont mis en œuvre certaines initiatives de réforme de ce système. À notre avis, ces initiatives ne sont pas en mesure de détrôner le dollar comme principale monnaie mondiale dans un avenir proche. Cependant, plusieurs facteurs pourraient aboutir à une transformation du SMFI : i) une évolution du rôle de certains pays dans l’économie mondiale ; ii) la montée des tensions géopolitiques entre les principales puissances globales ; iii) la méfiance envers le dollar engendrée par l’administration Trump et la volonté politique d’un grand nombre de pays de réduire, individuellement ou collectivement, leur dépendance au dollar.

L’issue de ces mouvements est totalement imprévisible, mais il ne fait aucun doute que le moment est opportun pour renforcer les actions visant à réduire la dépendance au dollar. La présidence brésilienne des BRICS, en 2025, a avancé dans certains aspects, mais le groupe n’a pas encore exploité tout son potentiel pour contribuer à cette transformation.

Lien vers le texte d’appui de la séance : https://transformaeconomia.org/wp-content/uploads/2025/06/NT15-EN.pdf 

L’auteur : 

Bruno De Conti is Associate Professor at the Institute of Economics, University of Campinas (Brazil). He holds a PhD in Economics from the University Sorbonne Paris-Nord (France) and the University of Campinas. He was a Visiting Professor at the University Sorbonne Paris-Nord (France), Universidad Autónoma de Madrid (Spain), Moscow State Institute of International Relations (MGIMO, Russia), Free University of Berlin, and Berlin School of Economics and Law (Germany), Universidad Nacional de Colombia and Southwestern University of Finance and Economics (China). At the University of Campinas, he is the Coordinator of the BRICS Network University – Economics. His main research fields are the International Monetary and Financial System, the Chinese Economy and the BRICS.

 

 

Announcement of the November, 18th Session: Jennifer Pédussel Wu on BRICS enlargement and technological trade of latin american countries

The next session of our BRICS Seminar will be held on Tuesday, November 18th, 6:00 PM at the Maison de la Recherche de l’Inalco, 2 Rue de Lille (75007). 

We will welcome 

Jennifer Pédussel Wu, 

IPE, Berlin School of Economics and Law; Paris Sorbonne Nord, Unité de Recherche ACT; Aletheia Research Institution

On the following topic: 

Redefining Global Trade Patterns: BRICS+ and Technological Trade in Latin America

Ignacio Silva Neira (IPE, Berlin School of Economics and Law; University of the Basque Country; Aletheia Research Institution) and Jennifer Pédussel Wu, (IPE, Berlin School of Economics and Law; Paris Sorbonne Nord, Unité de Recherche ACT; Aletheia Research Institution)

Abstract:

In 2024, five new members (Egypt, Ethiopia, Iran, Saudi Arabia, and the United Arab Emirates) joined the original BRICS countries (Brazil, Russia, India, China, and South Africa), reinforcing the group’s aspiration to consolidate itself as a relevant global actor. In this context, Latin American countries face new opportunities and challenges in positioning their exports within an increasingly multipolar trading system. 

The BRICS+ group now accounts for roughly one third of global GDP and nearly half of the world’s population, yet its internal heterogeneity raises questions about the implications for developing regions whose exports are largely concentrated in natural resources. This study examines the trade insertion of Latin American countries by analyzing how their export structures—particularly the prevalence of resource-based goods—differ when oriented towards BRICS versus G7 markets. 

Using a unique dataset expanded to include technologically innovative products, we estimate the determinants of export intensity with a focus on the technological content of traded goods. Employing modified gravity models, we assess whether integration with these two blocs offers distinct pathways for upgrading into higher-value segments of trade. Our findings reveal persistent structural constraints: while both blocs demand resource-intensive exports from Latin America, opportunities to expand mid- and high-tech exports remain limited. 

Results suggest that R&D activities and domestic technological capacities do not translate into greater high-tech export performance, especially toward G7 countries, while no significant upgrading patterns emerge in BRICS markets either. These outcomes highlight the structural difficulties Latin American economies face in moving up the value chain and illustrate that insertion into global trade continues to be shaped more by the nature of demand in destination markets than by technology adoption at home.

Link to the presentation : 

Jennifer Pedussel Wu November 2025 Inalco BRICS_jpw

 

About Prof. Doctor Jennifer Pédussel Wu : 

Jennifer Pédussel Wu joined the Berlin School of Economics and Law in 2008 as a Professor of International Trade and Production. Previously, she was a Professor of Economics at the Ecole des Dirigeants et Createurs d’Entreprise, Paris and an Assistant Professor at the American University of Paris. She has also been a Senior Fellow at the Center for European Integration Studies (ZEI), Bonn (Germany). She holds a B.A. degree in Economics from Oberlin College (1990), a M.A. degree in Mathematical Behavior Science (1998) and a Ph.D. degree in Economics from the University of California, Irvine (2001).

Next sessions:

  • 3/12, Maison de la recherche : Bruno de Conti (Université de Campinas, Brésil) sur les efforts des BRICS pour transformer le système monétaire et financier international
  • 17/12, Maison de la recherche : Bruno Jetin (Université Paris Nord), theme Asie du Sud Est. 

 

Annonce de la séance du 22 octobre : Arman Ahunbaev sur les enjeux de l’eau en Asie centrale

La prochaine séance du séminaire BRICS et économies émergentes (Inalco & CREE, U Paris Saclay, U de technologie de Tarbes, FMSH) se tiendra mercredi 22 octobre 2025 à 18h en ligne exclusivement :  https://zoom.us/j/2458251486?omn=91758411778 [dates des séances suivantes au pied du mail]

Elle recevra : 

Arman Ahunbaev

Directeur de la recherche, Centre de recherche sur les infrastructures et l’industrie, Banque Eurasiatique de Développement, Almaty (Kazakhstan), 

Sur le thème : 

Les enjeux régionaux de la gestion de l’eau en Asie centrale

La séance se tiendra en français. 

L’auteur : Arman Ahunbaev leads the Center for Infrastructure and Industrial Research at the Eurasian Development Bank, where he focuses on the structural economic challenges facing landlocked Central Asian countries. His work spans key sectors such as transport logistics, water infrastructure, energy sector, and industrial modernization. 

Holding a doctorate in economics from Grenoble Alpes University (France), Dr. Ahunbaev combines academic rigor with policy-oriented analysis, drawing on over two decades of experience in research, academia, and international consulting. He has authored and co-authored numerous publications on infrastructure bottlenecks and development strategies tailored to the geographic and institutional realities of Central Asia.

Séances suivantes : 

  • 18/11, Maison de la recherche (exceptionnellement un mardi) : Jennifer Pedussel Wu (Freie Universität, Berlin) sur les échanges de produits high tech au sein des BRICS
  • 3/12, Maison de la recherche : Bruno de Conti (Université de Campinas, Brésil) sur les efforts des BRICS pour transformer le système monétaire et financier international
  • 17/12, Maison de la recherche : Bruno Jetin (Université Paris Nord), thème à préciser ultérieurement. 

Séminaire BRICS et économies émergentes 2025-2026

Ruptures, crises et recompositions

 Coordination scientifique : Thibaud Deguilhem, Guilhem Fabre, Jean-Paul Maréchal,

Elsa Lafaye de Micheaux, Julien Vercueil

 

Les séminaire « BRICS et économies émergentes » du CREE-Inalco, organisé avec le concours de la FMSH, de l’Université de Technologie de Tarbes et de l’Université Paris Saclay, poursuit son analyse au long cours des transformations socio-économiques structurelles qui affectent les membres des BRICS et leurs relations dans un monde fragmenté.

Les thématiques couvertes par les intervenants de la saison 2025-2026 continueront d’être marquées par les ruptures, les crises et les recompositions.

  • Les ruptures touchent aux changements politiques brutaux des États-Unis, qui sous l’impulsion de Donald Trump entendent redéfinir de fond en comble leurs rapports avec le monde extérieur. Chaotique, cette tentative américaine de table rase introduit dans les rapports internationaux un puissant facteur d’incertitude qui s’ajoute aux facteurs préexistant et tend à remodeler les stratégies et politiques des acteurs publics et privés, de la Chine à la Russie, du Brésil à l’Inde ou à l’Afrique du Sud.
  • Les crises se prolongent et se renouvellent. La crise climatique d’abord, toujours plus évidente et profonde, dont les conséquences économiques sont désormais palpables dans l’ensemble des pays émergents ; les crises géopolitiques ensuite, à commencer par la guerre en Ukraine et au Proche et moyen orient, qui affectent directement la Russie et l’Iran, membre des BRICS, et indirectement l’ensemble des pays émergents ; les crises institutionnelles enfin, qui touchent les organisations internationales issues de la deuxième guerre mondiale, notamment celles qui visent à stabiliser les relations économiques internationales. C’est vrai de longue date de l’OMC, mais cela pourrait toucher les institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale, qui ont à faire face à de nouveaux défis tandis que la défiance de nombreux émergents à leur égard ne se dément pas.
  • Les recompositions, parallèlement et en réaction à ces processus, s’accélèrent aussi. Les BRICS, maintenant élargis mais dont la locomotive chinoise connaît des difficultés croissantes, peuvent-ils s’organiser pour peser sur les réformes des institutions de Bretton Woods et orienter le système financier international dans un sens qui les satisferait davantage ? L’Union européenne doit-elle redéfinir ses rapports avec tout ou partie des nouveaux BRICS pour tenir compte non seulement de leur élargissement, mais aussi de la nouvelle donne américaine ? Les politiques industrielles et infrastructurelles de ces grands acteurs sont-elles en train de changer sous l’effet d’une nouvelle vague protectionniste ? Comment les entreprises réagissent-elles au nouvel état du monde ?

Les intervenants du séminaire BRICS aborderont ces questions à travers leurs domaines de spécialité : commerce international, finance, économie industrielle, macroéconomie, analyse sectorielle et régionale seront mobilisées pour aider à comprendre les transformations profondes qui affectent aujourd’hui les BRICS et les économies émergentes.

Les premières interventions à venir : 

8/10 : Yuan Zhigang, université de Fudan / choc Chine 2.0

22/10 : Arman Ahunbaev, centre d’analyse économique de la Banque Eurasiatique de Développement / développement des infrastructures en Asie centrale (à préciser / confirmer)

18/11 (attention, c’est un mardi) : Jennifer Pedussel Wu, Freie Universität Berlin / BRICS+, high tec trade and investment (à préciser / confirmer)

 

Annonce de la séance inaugurale du séminaire BRICS 2025-2026 : Yuan Zhigang sur le “choc Chine 2.0”

La séance inaugurale du séminaire BRICS et économies émergentes (Inalco & CREE, U Paris Saclay, U de technologie de Tarbes, FMSH) se tiendra mercredi 8 octobre 2025 à 18h à la Maison.de la Recherche de l’Inalco, 2 Rue de Lille 75007 Paris. 

Elle recevra : 

Yuan Zhigang

Professeur à l’université de Fudan (Shanghai), 

Sur le thème : 

La nouvelle ère de la globalisation et le “choc Chine 2.0”

L’auteur : 

Prof. Yuan obtained his PhD in economics from the Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales in 1993. He used to be dean of the School of Economics at Fudan University (2004-2015). In 2006 and 2007, he was honored as the Changjiang Scholar and National Outstanding Teacher by the Ministry of Education of the PRC respectively. Besides, he is also director of the Employment and Social Security Research Center at Fudan University, director of Academic Committee in Faculty of Economics and Management at East China Normal University, vice president of the Shanghai Economist Society (2008-2017).

Professor Yuan has been dedicated to research on disequilibrium economics and its application in China. His PhD dissertation was supervised by Prof. Jean-Pascal Benassy and in 1994 Prof. Yuan published his debut work Non-Walrasian Equilibrium Theory and Its Application to China’s Economy, which was republished in 1997 and in the same year won Sun Yefang Prize, the supreme award in economics in China.

Professor Yuan’s research interests are macroeconomic issues covering employment, social security and social insurance for old people, household consumption, financial reform and real estate. Until now, he has published over 150 papers and 20 books. Furthermore, he has been in charge of a variety of national research projects, including key or major ones funded by the Ministry of Education and the National Social Science Foundation. For his research work he has received over 20 provincial and national awards such as the Shanghai Award for Outstanding Research in Philosophy and Social Sciences and the Ministry of Education Award for Research Achievements in Humanities and Social Sciences. His 2010 book, Equilibrium and Disequilibrium: China’s Macro Economy and Its Transition, is one of the seven economics books in the first edition of National Achievements Library of Philosophy and Social Sciences. His research work is also included in The Collection of Books by the Top 100 Economists Who Have Contributed Tremendously to the PRC’s Economy, published on the 60th anniversary of the founding of the PRC and edited by Economic Research Journal, a top Chinese economics journal.

Professor Yuan teaches macroeconomics at the undergraduate, master and PhD levels, and managerial economics for EMBA students. His undergraduate macroeconomics course is a National Excellent Course and his teaching team a National Excellent Teaching Team, both recognized by the Ministry of Education.

 

Journée d’études BRICS-ARC-RST-Economie politique des capitalismes Perspectives Nord/Sud autour de l’ouvrage de Thomas Lamarche et Jérémie Bastien, “Mésoéconomie : penser la pluralité des dynamiques économiques”, 5 septembre 2025

La saison 2025-2026 du séminaire BRICS s’ouvrira le 5 septembre 2025 par une journée d’études co-organisée par le Séminaire Accumulation, Régulations et Crises-ARC3, le Séminaire BRICS, le Séminaire Économie politique des capitalismes, perspectives Nord/Sud et le Séminaire Régulation secteurs territoires, autour de l’ouvrage de Thomas Lamarche (UParis Cité, Ladyss) et Jérémie Bastien (UReims, Regards) intitulé Mésoéconomie – penser la pluralité des dynamiques capitalistes, Dunod, 2025.

La journée d’études aura lieu à l’Université Paris Cité, Halle aux Farines, Salle 580F (monter par l’escalier F) Esplanade Vidal Naquet, Paris 13e. 

Programme : 

10h. Mésoéconomie. Penser la pluralité des dynamiques économiques
Présentation et discussion scientifique de l’ouvrage
Par Jérémie Bastien (U. Reims) et Thomas Lamarche (U. Paris Cité)
Avec :
Marie Dervillé (ENSFEA Toulouse)
Quentin Chapus (SciencesPo Bordeaux)
Nadine Richez-Battesti (U. Aix-Marseille)

14h. La méso, contributions à l’économie politique institutionnaliste et au-delà. Séminaire de mésoéconomie, sur la base des travaux de
Andy Smith (SciencesPo Bordeaux)
Nora Mareï (CNRS Prodig)
Samuel Klebaner (U. Sorbonne Paris Nord)
Aymeric Mariette (U. Paris Cité)

Affiche 5 septembre, V6

Pour toute question thomas.lamarche at u-paris.fr