Théorie délibérative des valeurs
De la valeur travail à un travail sur les valeurs
« Tout ce qui a son prix est de peu de valeur », affirmait Nietzsche. Pourtant, aujourd’hui, tout se passe comme si la valeur économique résumait les valeurs de notre société pour être la seule mesure du bien-être. Cette domination nous place devant une triple crise : écologique, démocratique et économique. Écologique car la valeur économique ne permet pas de prendre en compte la complexité du vivant. Démocratique car les débats politiques sont soumis aux lois de la valeur économique, ce qui o...
Éditeur : Presses universitaires de Provence
Lieu d’édition : Aix-en-Provence
Publication sur OpenEdition Books : 6 juillet 2026
ISBN numérique : 979-10-320-0636-8
DOI : 10.4000/16ilc
Collection : Travail & Gouvernance
Année d’édition : 2024
ISBN (Édition imprimée) : 979-10-320-0525-5
Nombre de pages : 174
Le débat classique sur la valeur économique. Valeur marxiste versus valeur libérale
La recherche d’une définition objective de la valeur économique
La valeur réduite à la valeur économique
Dépasser la vision économique de la valeur
Encastrer la valeur économique dans une théorie générale des valeurs
Sortir du positivisme pour adopter un nouveau cadre conceptuel de la valeur
Intersubjectivité des valeurs et délibération
De la valeur travail au travail sur les valeurs
« Tout ce qui a son prix est de peu de valeur », affirmait Nietzsche. Pourtant, aujourd’hui, tout se passe comme si la valeur économique résumait les valeurs de notre société pour être la seule mesure du bien-être. Cette domination nous place devant une triple crise : écologique, démocratique et économique. Écologique car la valeur économique ne permet pas de prendre en compte la complexité du vivant. Démocratique car les débats politiques sont soumis aux lois de la valeur économique, ce qui oriente le débat, légitime les inégalités et interdit une remise en cause radicale du mode de vie. Économique parce que la création de valeur repose, aujourd’hui encore, sur l’idée absurde qu’une croissance infinie sur une planète finie est possible. Ainsi, ouvrir le débat sur les valeurs – se poser la question à quoi tenons-nous ? – c’est se donner les moyens de penser le monde de demain. Un monde écologique nécessite de passer de la suprématie de la valeur travail à un travail démocratique sur les valeurs. À condition cependant de sortir de nos démocraties représentatives à bout de souffle pour emprunter la voie de la participation et de la délibération. Dans cette perspective délibérative, il n’y a pas de valeur qui échappe au débat collectif : ce qui constitue le vivre ensemble est un choix de société. In fine, la valeur économique, comme toutes les valeurs, n’est ni objective ni subjective mais le fruit de choix démocratiques. Il est temps de passer de la valeur travail à un travail sur les valeurs.
Professeur en sciences de l’information et de la communication à l’université Clermont Auvergne et membre de l’unité de recherche Communications et sociétés (UR 4647).
Maître de conférences en sciences économiques à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne (IUT de Roanne), et membre du laboratoire Image, société, territoire, homme, mémoire, environnement (ISTHME-EVS UMR 5600 CNRS).
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