Didon se sacrifiant d'Étienne Jodelle
De l’œuvre tragique d’Étienne Jodelle (1532-1573), seules deux pièces nous sont parvenues. Cléopâtre captive, première tragédie en français représentée en France, reçut un triomphe lors de sa représentation devant le roi en 1553. Didon se sacrifiant, composée et jouée vers le milieu des années 1550, annonce par son titre un sujet élevé mais profane et un fort intertexte virgilien. Ce titre fait aussi écho à celui d’une tragédie sacrée, Abraham sacrifiant (1550) de Théodore de Bèze, représentée à...
Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
Lieu d’édition : Tours
Publication sur OpenEdition Books : 3 juillet 2026
ISBN numérique : 978-2-86906-566-6
DOI : 10.4000/16iep
Collection : Perspectives Littéraires
Année d’édition : 2015
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-86906-367-9
Nombre de pages : 202
Charlotte Bonnet, Anne Boutet, Christine de Buzon et al.
IntroductionJodelle et le renouvellement du théâtre tragique
Emmanuel Buron
Le sacrifice de DidonRéseau d’allusions et scénario sous-jacent dans Didon se sacrifiant d’Étienne Jodelle
John Nassichuk
« Ceste gent tromperesse… » : « foy », « feinte » et éthique de la parole dans Didon se sacrifiantGilles Polizzi
Didon sur la scène de l’envie : propositions dramaturgiquesSylvain Garnier
Les chœurs chez Jodelle : évolution des fonctions dramatique, lyrique et morale et de leur articulationMathilde Lamy-Houdry
Héros épique, héros tragique : la figure d’Énée de Virgile à JodelleDe l’œuvre tragique d’Étienne Jodelle (1532-1573), seules deux pièces nous sont parvenues. Cléopâtre captive, première tragédie en français représentée en France, reçut un triomphe lors de sa représentation devant le roi en 1553. Didon se sacrifiant, composée et jouée vers le milieu des années 1550, annonce par son titre un sujet élevé mais profane et un fort intertexte virgilien. Ce titre fait aussi écho à celui d’une tragédie sacrée, Abraham sacrifiant (1550) de Théodore de Bèze, représentée à Lausanne.
Pour Jodelle, le sacrifice de Didon, auquel Énée aurait consenti au nom de la religion et des intérêts supérieurs de l’empire romain à fonder, n’allait pas de soi. Dans cette première tragédie reprenant le mythe de Didon et d’Énée, l’acuité de la réinterprétation du jeune dramaturge s’appuie ainsi sur l’héritage épique, mais aussi sur une haute conception de la parole et sur un langage poétique capable d’énoncer avec force, voire violence, les passions, les raisons et la déraison.
Les deux tragédies de Jodelle n’ont été publiées que par ses amis, l’année qui suivit sa mort, dans les Œuvres et Meslanges poetiques de 1574, mais leur influence sur la tragédie en français dans les années mêmes de sa création fut considérable.
Charlotte Bonnet (dir.)
Université de Tours, CESR, UMR 7323
Anne Boutet (dir.)
Université de Tours, CESR, UMR 7323
Christine de Buzon (dir.)
Université de Limoges, EHIC, E. A. 1087
Elise Gauthier (dir.)
Université de Tours, CESR, UMR 7323
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