Le Caire / Cairo
Centre en mouvement / Centre in movement
Mon histoire avec le centre-ville du Caire a commencé avant ma naissance en 1950. C’est au café Bauer au 6 rue Fouad 1er que mes parents se sont connus, au cinéma Diana rue El Elfi Bey qu’ils ont échangé leur premier baiser, et dans le studio Vart de la rue Emad El Dine qu’ils ont posé pour leur photo de mariage. Moi, j’ai vu le jour dans la maison de ma grande mère à Abdine, à quelques pas du palais royal construit en 1865.
C’est par ces mots que Galila El Kadi introduit cet ouvrage où l’approch...
My relationship with the city centre of Cairo began before my birth in 1950. It was at the Café Bauer, 6 Fouad 1st Street that my parents met one another, at the Diana Cinema on Al-Alfi Bey Street that they exchanged their first kiss, and in the Vart Studio on Emad al-Din Street that they sat for their wedding photograph. I first saw the light of day in my grandmother’s house in Abdin, a few steps from the royal palace, built in 1865.
With these words Galila El Kadi presents this book whose scien...
Note de l’éditeur
Atlas réalisé par le Service Cartographie de la Délégation à l’information et à la communication (Dic, IRD), centre IRD France-Nord (Bondy)
Atlas edited by the Cartography Department (Dic, IRD)
Éditeur : IRD Éditions
Lieu d’édition : Marseille
Publication sur OpenEdition Books : 17 février 2026
Collection : Atlas et cartes
Année d’édition : 2012
Nombre de pages : 288
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Mon histoire avec le centre-ville du Caire a commencé avant ma naissance en 1950. C’est au café Bauer au 6 rue Fouad 1er que mes parents se sont connus, au cinéma Diana rue El Elfi Bey qu’ils ont échangé leur premier baiser, et dans le studio Vart de la rue Emad El Dine qu’ils ont posé pour leur photo de mariage. Moi, j’ai vu le jour dans la maison de ma grande mère à Abdine, à quelques pas du palais royal construit en 1865.
C’est par ces mots que Galila El Kadi introduit cet ouvrage où l’approche scientifique s’enrichit de ses souvenirs qui croisent aussi d’autres regards sur l’espace central du Caire.
Central, il l’est à plusieurs titres : centre de la capitale d’un pays qui regroupe le quart des Arabes, centre d’une des dix plus grandes métropoles du monde et cœur battant du monde arabe. La question de la centralité de l’Égypte est abordée d’emblée afin de replacer le poids de sa métropole au niveau de son influence dans le monde et dans les pays arabes. Sa relative éclipse se reflète sur son centre d’affaires moderne mis en place en 1798 et fortement dégradé à l’heure actuelle. Cette décadence attribuée par l’auteur au nomadisme des activités de commandement et des classes aisées est pertinemment analysée à la lumière de multiples facteurs tant internes qu’externes, de nature politique, économique, culturelle et sociale. La configuration mouvante du centre avec l’émergence de nouvelles centralités planifiées ou spontanées est illustrée par une riche cartographie. Celle-ci synthétise la complexité des mobilités résidentielles et fonctionnelles dans leurs temporalités et les recompositions spatiales qu’elles induisent.
L’analyse à l’échelle du quartier, de la place et de la rue, a restitué les morphologies urbaines et leur évolution, ainsi que la diversité du patrimoine architectural ; elle a reconstitué la mémoire de lieux aujourd’hui disparus. L’abondance des photos anciennes et des clichés récents vient compléter la lecture des transformations urbaines et amène l’auteur à poser un regard à la fois nostalgique, esthétique et patrimonial.
La mise en relation entre la centralité exceptionnelle du site et la profondeur historique de l’époque contemporaine offre une approche globale du centre du Caire qui fait le lien entre la forme urbaine et la société qui la produit, l’occupe et la transforme. Quel devenir pour ce centre, à la lumière des différentes stratégies de régénération mises en place depuis 15 ans, et quel nouveau rôle en tant qu’espace de la contestation après la révolution du 25 janvier 2011.
My relationship with the city centre of Cairo began before my birth in 1950. It was at the Café Bauer, 6 Fouad 1st Street that my parents met one another, at the Diana Cinema on Al-Alfi Bey Street that they exchanged their first kiss, and in the Vart Studio on Emad al-Din Street that they sat for their wedding photograph. I first saw the light of day in my grandmother’s house in Abdin, a few steps from the royal palace, built in 1865.
With these words Galila El Kadi presents this book whose scientific approach is enriched by her memories that cross also views concerning the central space of Cairo.
Central it is on many grounds: centre of the capital of a country which comprises a quarter of all Arabs, centre of one of the ten largest metropolises on the planet, the beating heart of the Arab world. The question of Egypt’s centrality is dealt with right away so as to reposition the weight of its metropolis at the level of its influence in the world and among Arab countries. Its relative eclipse is reflected on its modern business centre established in 1798, at present seriously degraded. Such decadence, attributed by the author to the nomadism of command activities and affluent classes, is pertinently analyzed in the light of multiple factors, both external and internal, of a political, economic, cultural and social nature. The changing configuration of the centre with the emergence of new planned or spontaneous centralities is illustrated by informative maps. They synthesize the complexity of residential and functional mobilities in different time frames and their resulting spatial recompositions.
The analysis at the scale of the district, of the square, of the street, reproduces the evolving urban morphology, the diversity of the architectural heritage and rekindles the memory of places that have now disappeared. The abundant collection of ancient photos and recent prints helps complete the perception of urban transformations and allows the author to cast a glance, both nostalgic and aesthetic, on the remaining heritage.
Combining the exceptional centrality of the site with the historic depth of contemporary times, this work offers a global approach to Cairo centre, one that links the urban form to the society which produced, occupied and transformed it. Finally, this work ponders the future of the centre in the light of different regeneration strategies in place since 15 years as well as its new role as space for the protest movement after the 25 January 2011 Revolution.
Galila El Kadi est directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Elle est diplômée en architecture de l’université du Caire et obtint son doctorat en urbanisme à l’Institut d’urbanisme de Paris, université Paris 12.
Elle a une large expérience dans le domaine de l’enseignement dans les universités égyptiennes et françaises. Elle a par ailleurs assuré l’encadrement de nombreux étudiants en master et doctorat. Elle a récemment contribué à la création d’un master Pro sur la gestion du patrimoine culturel à l’Université française d’Égypte en partenariat avec l’Université Paris I Sorbonne et l’IRD .
Elle a coordonné deux projets de recherche financés par la Commission européenne sur la gestion du patrimoine partagé en Méditerranée. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages, de chapitres, et d’articles dans des revues scientifiques sur la sauvegarde du patrimoine et les politiques urbaines dans les pays de la Méditerranée du Sud.
Les plus importants sont : Architecture for the Dead, Cairo's Medieval Necropolis, Éditions IRD/AUCP, Le Caire, 2007 (publié pour la première fois en français en 2002) ; El Tahador el Achwai, en arabe, (L’urbanisation spontanée), Éditions Dar El Ain et le ministère égyptien de la Culture, Le Caire 2009 (publié pour la première fois en français aux Éditions URBAMA en 1987); Rachid, al nachaa, al izdihar, wal inhissar (Rosette, naissance, prospérité et déclin), Éditions Afaq Arabiya, Le Caire 1999, Prix du meilleur ouvrage en urbanisme octroyé en 2000 par l’Organisation des capitales et villes arabes et islamiques, à publier en anglais aux Éditions de l’université américaine du Caire.
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