{"id":2693,"date":"2017-12-12T15:55:48","date_gmt":"2017-12-12T13:55:48","guid":{"rendered":"http:\/\/blackstothefuture.com\/?p=2693"},"modified":"2017-12-12T17:27:04","modified_gmt":"2017-12-12T15:27:04","slug":"grace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blackstothefuture.com\/grace\/","title":{"rendered":"Grace"},"content":{"rendered":"<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2686\" src=\"http:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Andy-Warhol-polaroi\u0308d-of-Grace-Jones-and-Steve-Rubell-Studio-54.jpg\" alt=\"\" width=\"736\" height=\"909\" srcset=\"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Andy-Warhol-polaroi\u0308d-of-Grace-Jones-and-Steve-Rubell-Studio-54.jpg 736w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Andy-Warhol-polaroi\u0308d-of-Grace-Jones-and-Steve-Rubell-Studio-54-243x300.jpg 243w\" sizes=\"auto, (max-width: 736px) 100vw, 736px\" \/><\/p>\n<h2 class=\"column\" style=\"text-align: center;\">GRACE JONES, ne\u0301e Beverly Grace Jones en 1948.<\/h2>\n<\/div>\n<div class=\"layoutArea\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"column\">\n<p>Sous la veste mon corps est encore tie\u0300de du lit quitte\u0301 depuis peu.<\/p>\n<p>J\u2019emporte au studio ce qu\u2019il y a sous la veste et ils vont voir : mon corps encore froisse\u0301 par les doigts de l\u2019autre, humide de la salive e\u0301change\u0301e, vibrant de de\u0301sir. Ils payent pour voir et photographier. Je leur montrerai l\u2019empreinte du corps de l\u2019autre sur le mien. Ils verront la lumie\u0300re, celle qui apparai\u0302t lorsque nous ne formons qu\u2019un et que nos limites se re\u0301ve\u0300lent en frictions continues. Ils vont voir cette lumie\u0300re qui reste et scintille. La lumie\u0300re forme un nuage qui palpite autour de moi et me suit, vaporeuse comme une traine. Je l\u2019emporte dans les escaliers qui vont jusqu\u2019au tunnel du me\u0301tro. J\u2019essaye de contenir cette sensation d\u2019ampleur et d\u2019e\u0301clat. Mon corps est immense, dilate\u0301 sous ma veste le\u0301ge\u0300re de printemps. Je remplis toute la rame du me\u0301tro.<\/p>\n<p>Les autres passagers sont loin, personne ne me fro\u0302le. J\u2019ai garde\u0301 mes lunettes noires et je souris comme font les chats, en plissant les yeux, ma bouche ne remue pas, mes yeux sont mi-clos. Je me laisse aller aux secousses, d&rsquo;un arre\u0302t a\u0300 l&rsquo;autre, je somnole.<\/p>\n<p>Quand j\u2019arrive au studio, j\u2019enle\u0300ve ma veste et je me de\u0301lecte de leur re\u0301action. Ils voient mon corps plus vaste, mieux occupe\u0301, plein et rayonnant. Apre\u0300s les essayages, apre\u0300s le maquillage, les essais d\u2019e\u0301clairage, ils auront a\u0300 photographier le rayonnement de mon corps, et ils sont surpris de me voir encore plus lumineuse qu\u2019hier. Ils mettront du temps a\u0300 faire les re\u0301glages parce qu\u2019avant me\u0302me de recevoir leurs pluies de paillettes et de laque, je suis brillante et lisse. Ils ne trouvent aucun relief inapproprie\u0301, aucune ombre impre\u0301vue sur mon visage. Je le sais, je souris en levant le menton.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2689\" src=\"http:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-1.jpg\" alt=\"\" width=\"1280\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-1.jpg 1280w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-1-300x188.jpg 300w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-1-768x480.jpg 768w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-1-1024x640.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px\" \/><\/p>\n<p>Ils disent que je suis belle et je hausse les sourcils sans sourire. Je suis seulement le visage qui leur plait aujourd\u2019hui et j\u2019en profite. Ils veulent que je le\u0300ve le bras, que je descende les e\u0301paules, que je regarde au loin, que je de\u0301cale la hanche par la\u0300, que je regarde l\u2019objectif, que j\u2019arre\u0302te de bouger.<\/p>\n<p>Ils disent que je suis parfaite. Ils re\u0301pe\u0300tent le mot. Parfaite.<\/p>\n<p>Ils fixent les images en poussant des cris. Je regarde la sce\u0300ne de l\u2019exte\u0301rieur. Les assistants s\u2019agitent. Ils tourbillonnent pour apporter un collier, un sac a\u0300 main, un foulard, une nouvelle paire de bottes, un bracelet. Je me laisse faire. Je suis mitraille\u0301e de flashs. Le bruit est violent. A chaque fois que le photographe appuie sur le de\u0301clencheur, la lumie\u0300re explose et des centaines d&rsquo;e\u0301clats blancs s\u2019impriment dans mon oeil. J\u2019ai appris a\u0300 ne pas cligner des yeux, a\u0300 rester stoi\u0308que me\u0302me si, au bout de dix minutes de shooting, je ne vois plus que des lucioles blanches et jaunes qui tournoient dans l\u2019air du studio. Quand ils apportent de nouvelles chaussures, deux assistants se mettent a\u0300 genoux devant moi. Je m\u2019appuie sur l\u2019un, pose mon pied sur le genou fle\u0301chi de l\u2019autre. L\u2019ope\u0301ration est rapide, je suis Cendrillon le temps que l\u2019on de\u0301fasse mes lacets. C\u2019est une danse qui me de\u0301construit, qui de\u0301multiplie mon corps. Je me vois dans les clignotements des appareils. J\u2019ondule pour e\u0301viter le ballet des stylistes, des maquilleurs et des coiffeurs. Pour m&rsquo;e\u0301pargner les crampes et l&rsquo;ennui j&rsquo;imagine une fe\u0302te autour de moi. On m\u2019habille et on me de\u0301shabille plusieurs fois. J\u2019adopte une pause puis je change, un personnage remplace le pre\u0301ce\u0301dent. On me remaquille, je demande de la musique et un verre : il faut bien continuer a\u0300 sentir quelque chose, a\u0300 s\u2019amuser unpeu. Les se\u0301ances suivent toujours une cadence effre\u0301ne\u0301e. Au bout d\u2019une heure, je n&rsquo;obe\u0301is plus ou tre\u0300s peu aux injonctions du photographe. J\u2019ai oublie\u0301 que je ne suis pas cense\u0301e de\u0301cider. Je ne l&rsquo;entends pas. Je reprends le pouvoir. Je m\u2019amuse a\u0300 le voir se figer lorsque je tire la langue en tordant mon visage. La se\u0301ance devient une fe\u0302te, la mienne. J\u2019allume une cigarette. Je tends les bras. J\u2019imagine une piste de danse et je choisis quelqu\u2019un, au hasard parmi ceux qui sont la\u0300 pour une chore\u0301graphie militaire qui de\u0301rive et se transforme en un mouvement de pantins de\u0301sarticule\u0301s. Je tourne en grimac\u0327ant. Les doigts tendus de ma main droite touchent ma tempe, paume vers l\u2019avant, je bombe le torse et mes pieds claquent fort. Je reste bien en face du photographe, je fais tout ce dont j\u2019ai envie. Je m\u2019amuse terriblement. Je ferme les yeux pour penser aux images de cette fe\u0302te que je suis la seule a\u0300 voir : e\u0301videmment ces photos-la\u0300 seront les meilleures de la journe\u0301e.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2690\" src=\"http:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-2.jpg\" alt=\"\" width=\"1280\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-2.jpg 1280w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-2-300x188.jpg 300w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-2-768x480.jpg 768w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-2-1024x640.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px\" \/><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"page\" style=\"text-align: justify;\" title=\"Page 2\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Le studio disparait. Autour de moi des lumie\u0300res multicolores scintillent, des paillettes et des cotillons s\u2019envolent. Je ris, je danse et je chante. Il n\u2019y a plus de limites a\u0300 ce corps, je me suis de\u0301barrasse\u0301e des e\u0301paisseurs de tissus qui m\u2019encombraient. Je suis devenue une vapeur de paillettes, un foudroiement stroboscopique noir et brillant a\u0300 la fois : une e\u0301clipse. Une femme danse face a\u0300 moi, nous nous hypnotisons. La fixite\u0301 de nos regards est de celle d\u2019animaux au sang froid qui jaugent longtemps leur future victime avant de se jeter dessus. Les poils de mes bras sont dresse\u0301s, je tourne autour d\u2019elle en dansant. La musique joue fort, je suis sourde. J\u2019attends le de\u0301nouement, la de\u0301tente de ses jambes ou des miennes, ce mouvement qui nous propulsera plus pre\u0300s ou tre\u0300s loin l\u2019une de l\u2019autre.<\/p>\n<p>Je remets ma veste et la porte du studio claque derrie\u0300re moi. Ils disent que mon nez ne va pas avec mes yeux et que mes yeux ne vont pas avec ma bouche. Ils disent Grace est une femme &#8211; tempe\u0302te. Ils disent que je suis agressive, drogue\u0301e, magicienne. Ils me transforment d\u2019abord avant de m\u2019interroger : Qui e\u0302tes-vous Grace Jones ?<\/p>\n<p>Je viens de vos regards pose\u0301s sur moi. Je viens des objectifs &#8211; photos et came\u0301ras. Avant, je n\u2019existais pas. Ou pluto\u0302t j\u2019existais mais dans un e\u0301tat informe, comme un morceau de glaise qui attend qu\u2019on le pe\u0301trisse, qu&rsquo;on l&rsquo;incise et qu&rsquo;on y dessine des motifs. Je viens du cuir et du me\u0301tal que vous de\u0301posez sur mon corps. Je viens des adjectifs que vous voulez bien m\u2019accrocher autour du cou. Je viens du bruit de guerre que font les flashs. Je viens de toutes ces mains qui bourdonnent sans cesse devant mon visage, qui touchent ici pour que le tissu tombe bien, qui soufflent la\u0300 pour que le vernis se\u0300che. Avant Grace Jones n\u2019existait pas.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2691\" src=\"http:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-3.jpg\" alt=\"\" width=\"1280\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-3.jpg 1280w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-3-300x188.jpg 300w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-3-768x480.jpg 768w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-3-1024x640.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px\" \/><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"column\">\n<p>J\u2019ajuste mes attitudes. Ma peau est toujours plus noire et mon rire plus tonitruant. Vous voulez voir Grace l\u2019indomptable, la femme sauvage ? Vous voulez voir cette peau qui re\u0301fle\u0301chit si bien la lumie\u0300re entre les barreaux de la cage ? Vous allez voir mes dents blanches percer entre les le\u0300vres rouges, pre\u0302tes a\u0300 mordre.<\/p>\n<p>Do not feed the animal. Jungle Fever.<\/p>\n<p>Vous me de\u0301guisez, vous me payez pour c\u0327a, vous me couvrez d\u2019or. Je m\u2019exe\u0301cute : je serai tout ce que vous voudrez.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 3\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\" style=\"text-align: justify;\">\n<p>Je serai un chat, une toupie, une panthe\u0300re, un gorille qui joue du tambour, une statue de cire, une machine aux rouages gracieux, un homme, une femme, un monstre, une diablesse.<br \/>\n Je suis Jeanne d\u2019Arc et j\u2019entends ma cotte de maille tinter a\u0300 mes oreilles. Je suis une sculpture de tissu. Je suis une toile noire sur laquelle vous peindrez des motifs blancs. Je suis un automate qui vomit des voitures. Je de\u0301vore des pie\u0300ces de viandes crues. Je suis la fille de Dada et de Picasso. Cachez mes seins, augmentez le volume de mes e\u0301paules, de mes fesses, masquez mon visage, ajoutez-lui des prothe\u0300ses, taillez mes cheveux comme c\u0327a ou autrement, peignez mon corps de toutes les couleurs. J\u2019existe dans votre regard.<\/p>\n<p>Inventez ma mythologie, chantez mes louanges. Dansez au rythme de mes talons, soyez esclaves de ma voix. Slave. To the rhythm.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2692\" src=\"http:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-4.png\" alt=\"\" width=\"1280\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-4.png 1280w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-4-300x188.png 300w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-4-768x480.png 768w, https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Screenshot-4-1024x640.png 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px\" \/><\/p>\n<p>En arrivant vers le me\u0301tro, j\u2019ai la sensation de flotter, mon corps est comme essore\u0301, re\u0301duit au minimum. Mes jambes ne sont plus a\u0300 leur place. Mes bras sont inutiles. Mon visage a disparu. Les lunettes noires cachent de\u0301sormais le vide creuse\u0301 par les lumie\u0300res des flashs dans mes yeux. Vingt-centimes-madame-vingt-centimes-pour-vivre-s\u2019il-vous-plait.<\/p>\n<p>\u00a0Un corps de femme est effondre\u0301 au bas des escaliers. Sa main est tendue.<\/p>\n<p>Vingt-centimes-madame-vingt-centimes-pour-vivre-s\u2019il-vous-plait<\/p>\n<p>Longtemps avant le coude du couloir je l\u2019entends dans la mare\u0301e des talons qui claquent, la voix qui dit vingt-centimes-madame, des tissus qui frottent, vingt-centimes-pour-vivre-s\u2019il-vous-plait des silhouettes sombres qui brassent les courants d\u2019air. Juste avant le quai du me\u0301tro, elle est la\u0300 et je ne regarde pas son corps vingt-centimes-madame-pour-nourrir-le-be\u0301be\u0301.<\/p>\n<p>Mon corps ne vaut plus un clou. Mon grand corps qu\u2019une minute plus to\u0302t ils disaient magistral, sculptural, formidable, tous ces mots qui collent et m\u2019alourdissent, ce corps-la\u0300 s&#8217;empe\u0302tre dans les adjectifs et tre\u0301buche. Mon immense corps habille\u0301, coiffe\u0301, huile\u0301, maquille\u0301, pique\u0301 avec les aiguilles qui ajustent les e\u0301toffes, serre\u0301 dans des e\u0301taux de tissus, transforme\u0301 sans cesse, ve\u0301ne\u0301re\u0301 ; ce corps ne vaut plus un seul centime.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00a0<iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/F0_F55_4Pnw\" width=\"760\" height=\"427\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/h2>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Cr\u00e9dits :<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">Andy Warhol, Polaro\u00efd avec Grace Jones et Dave Rubell, Studio 54, NYC, 1977.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Photogrammes du film de Grace Jones Live avec Deee-lite dans les vestiaires du Palladium, NYC, 1991.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Louise Mutabazi est dipl\u00f4m\u00e9e du master de cr\u00e9ation litt\u00e9raire de Paris 8. Lorsqu\u2019elle n\u2019officie pas au Centre national de la danse, l\u2019auteure fa\u00e7onne des portraits d\u2019ic\u00f4nes noires ou m\u00e9tisses dont une partie a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en version anglaise dans le magazine OURS (Gen\u00e8ve) et diffus\u00e9 en Suisse, \u00e0 Londres et au Nig\u00e9ria. Ces biographies fictionnelles sont pr\u00e9texte \u00e0 interroger la mani\u00e8re dont les femmes afro-descendantes vivent et jouent de leur h\u00e9ritage, s\u2019en d\u00e9font ou l\u2019assument, le d\u00e9tournent, l\u2019actualisent ou le revisitent.<br \/>\nPour Blacks to the future, Louise Mutabazi propose une nouvelle s\u00e9rie de six portraits qui sera publi\u00e9e en deux temps sur la plateforme.<\/p>\n","protected":false},"author":24,"featured_media":2691,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[39],"tags":[],"class_list":["post-2693","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-feuilleton","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2693","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/users\/24"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2693"}],"version-history":[{"count":15,"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2693\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2708,"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2693\/revisions\/2708"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2691"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2693"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2693"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blackstothefuture.com\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2693"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}