1. Contexte urbain
La ville de Vire, située dans la vallée qui porte son nom, est installée au pied d’un éperon rocheux sur lequel se dressent les ruines d’un château-fort médiéval dont il ne subsiste, dans les années 1730, que le donjon. Il est le dernier témoin des terribles déprédations qui frappèrent les habitants et les établissements religieux pendant les Guerres de Religion. Les remparts qui ceinturaient autrefois la cité sont en train d’être démantelés, réunissant la vieille ville à ses faubourgs. Sur les bords de la rivière de la Vire, des moulins rappellent que les habitants, lorsqu’ils ne sont ni journaliers ni métayers, sont employés dans les industries papetière1 et drapière. La campagne environnante, malgré son relief légèrement accidenté, est découpée en bocage. Elle est parfois percée de mines et de carrières de schiste, à l’image des ardoisières de la paroisse de Neuville près de la cité viroise. Continuer la lecture de « Vire – Bibliothèque des Cordeliers »
- Jean-Marc Moriceau, Marie-Jeanne Villeroy. « Papiers et papetiers dans le bocage normand sous l’Ancien Régime : l’essor d’une industrie dans les régions de Vire, Sourdeval et Tinchebray (partie 2) ». Le Pays Bas-Normand, 2004, 253-1, p. 121 – 213. [↩]
