Connaissez-vous la ville d’Ys, cette Atlantide bretonne où régnaient Gradlon et sa fille Dahut, avant son engloutissement dans la baie de Douarnenez ?
Le cataclysme, dit-on, eut lieu au Vème siècle. Mais c’est seulement au IXème siècle, sous la plume du chroniqueur Gurdisten, qu’apparaissent pour la première fois le nom de Ker ls et celui du Roi Grallon, que nous orthographions aussi Gradlon, mais que Marie de France, en ses lais du XIIème siècle, écrivait Graalent.
En ces écrits anciens, inspirés des récits des harpeurs païens d’Armorique, n’apparaissent encore ni le très chrétien saint Guénolé, ni la satanique Ahès, dite aussi Dahut…Tant il est vrai que la légende de la ville engloutie ne cesse de s’enrichir au cours des siècles, et surtout des siècles chrétiens, d’épisodes nouveaux…
Le chanoine Moreau, à la fin du règne d’Henri IV, Ernest Renan et Anatole Le Braz au siècle dernier, sans oublier nombre de nos contemporains – tels Claude Dervenn, Jean Guéhenno, Georges Bordonove, Michel le Bris ou Xaviel Grall ne sont pas restés insensibles à cette « grande affaire » ni indifférents aux cloches qui continuent de tinter au fond de la mer, et peut-être aussi au fond de la mémoire atavique de chaque Breton : « Atlantide de l’âme, Ile des Printemps morts »…
- Extrait de l’article de Laurent Lescop, Comment est née la Légende de la Ville D’Ys, sur Digital Methodologies and Concepts, 21 mars 1992.
Cette légende a fortement inspiré la littérature et les arts et reste bien présente dans l’imaginaire contemporain. En voici quelques exemples.
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