CONSERVER LE VIVANT. HISTOIRE, SAVOIRS, PRATIQUES
Atelier final du projet
BiobanquePerso. La biobanque de Picardie au défi de la médecine personnalisée
12 et 13 juin 2019
Amiens, Citadelle (29, Rue Saint-Maurice)
salle F111
Mercredi 12 juin
9h45 Café d’accueil
10h15 Introduction
Emanuele Clarizio et Xavier Guchet – Histoire, philosophie et épistémologie des biobanques
1) Des cabinets de curiosité aux biobanques
10h30 Céline Chérici (UPJV) – Les différentes techniques de préparations anatomiques : perspectives épistémologiques et historiques
11h30 Table ronde : La biobanque de Picardie, son histoire et ses spécificités
Gilles Duverlie (CHU Amiens/UPJV EA 4294)
Yves-Édouard Herpe (Biobanque de Picardie/CHU Amiens)
Jean-Marie Sueur (Co-fondateur de la Biobanque de Picardie)
13h Pause déjeuner
2) La mise en banque du vivant non-humain
14h30 Stéphane Tirard (Université de Nantes) – Les grainothèques : conserver,
partager et contrôler
15h30 Table ronde
Loris Commin (CRB CryANIM)
Olivier Chesneau (Collection Institut Pasteur)
Frédérique Sauvaget (CRBA Oniris)
19h Dîner
Jeudi 13 juin
3) Biobanques et recherche biomédicale
9h30 Jean-Claude Dupont (UPJV) – Des biomarqueurs aux biobanques : histoires entrelacées
10h30 Table ronde
Shaliha Bechoua(CHU Dijon)
Arnaud Collin (CHU Amiens)
Yves-Édouard Herpe (Biobanque de Picardie/CHU Amiens)
12h Pause déjeuner
4) Les biobanques, entre cure et care
13h30 Maël Lemoine (Université de Bordeaux) – Biomarqueurs de quoi ? L’utilité des biobanques en question
14h30 Emanuele Clarizio (CNRS/Paris 1) et Xavier Guchet (UTC) – Ressources biologiques : quels objets pour quels soins ?
15h30 Pause-café
16h Table ronde : Les bio-objets et le soin
Maxime Anquétin (PRB Mondor, Créteil)
Jeanne-Hélène Di Donato (3C-R)
Léa Stiefel (Université de Lausanne)
17h30 Fin des travaux
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12 novembre 2018
Université de Picardie Jules Verne
La Citadelle
10 rue des Français Libres, Amiens
Salle E205
Atelier d’étude sur les collection anatomopathologiques
Organisé par Jean-Claude Dupont (Professeur-UPJV-CHSSC) et Céline Chérici (MCF-UPJV-CHSSC)
14h Claire CRIGNON – Réflexion sur l’autopsie à partir de la collection Dupuytren
15h Céline CHÉRICI – Signification épistémologique des collections anatomo-pathologiques du XIXe siècle
Discussions
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21 septembre 2018
Institut de Management de l’Information
62, bd Sébastopol, Paris
Salle Descartes
Atelier d’étude sur les cellules souches et la notion de “vie latente”
14h Stephane TIRARD – Cryptobiose et cryoconservation : quels liens historiques et épistémologiques ?
15h30 Lucie LAPLANE – Quelle ontologie pour les cellules souches?
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26 mars 2018
Institut de Management de l’Information
62, bd Sébastopol, Paris
Salle Descartes
Atelier d’étude “Les biobanques: enjeux éthiques et débats publiques”
14h Alexandra SOULIER – L’éthique du biobanking
15h30 Gaia BARAZZETTI – Débats publics autour de la biobanque de Lausanne
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22 septembre 2017
Institut de Management de l’Information
62, bd Sébastopol, Paris
Salle Descartes
Atelier d’étude sur les technologies de la médecine personnalisée génomique.
Discussion autour de recherches SHS en cours
Face au déluge de données auquel la médecine est de plus en plus confrontée, l’idée d’une « médecine des données massives » (big data medicine) s’est imposée comme une tendance forte de la biomédecine actuelle. Cette conception d’une médecine « guidée » par l’objectivité des données, sans hypothèse a priori (data-driven medicine), n’a pas manqué de susciter de nombreuses critiques, notamment dans le champ des STS. Des analyses détaillées ont montré en particulier le caractère relationnel, réticulaire et artefactuel des connaissances biomédicales, toujours sous-tendues par des choix théoriques et de valeurs. La notion de « plateforme biomédicale », mise en avant par P. Keating et A. Cambrosio déjà en 2003, attire justement l’attention sur le fait que la construction des faits scientifiques n’est pas indépendante des configurations matérielles, spatiales et technologiques, à l’intérieur desquelles le savoir se produit. Certains chercheurs se focalisent notamment sur l’importance des instruments techniques, considérés comme des acteurs au même titre que les humains, au point que B. Latour préfère parfois parler de différents « médiateurs » qui composent la chaîne opératoire qui va de la données brute jusqu’au savoir scientifique.
Il est en somme de plus en plus évident que les techniques ne jouent pas un rôle neutre dans la recherche médicale contemporaine, incorporant toujours des valeurs, des choix, voire des hasards. Cet atelier de travail entend faire dialoguer des voix différentes, qui abordent ces sujets par différents angles de vision, portant sur l’étude des plateformes technologiques biomédicales, notamment génomiques, des méthodes et des approches disciplinaires pluriels. Le présupposé partagé est celui de la nécessité d’une observation fine des objets et des contextes dont il est question ; l’objectif est celui de gagner une compréhension plus riche des techniques qui contribuent à structurer la médecine actuelle et de s’enrichir réciproquement à travers le dialogue pluridisciplinaire.
Cet atelier est le premier d’une série de rencontres qui, dans le cadre du projet BiobanquePerso : la biobanque de Picardie au défi de la médecine personnalisée, interrogeront le contexte technologique, historique, épistémique et éthique dans lequel les biobanques opèrent en tant qu’acteurs toujours plus centraux.
9H30 Xavier GUCHET et Emanuele CLARIZIO – Introduction
10h00 Maël LEMOINE – Vers une médecine sans diagnostic ?
13h Pause déjeuner
14h Asheveen PEERBAYE – Etudier les plates-formes génomiques au travail en cancérologie : régimes de preuve et économies morales