











Identités visuelles contemporaines











Big Data and yachting : From geolocation device to crew working conditions
Résumé
Cet article se focalise sur les conséquences organisationnelles et communicationnelles pour les marins du secteur du yachting provoquées par la généralisation d’une plateforme de géolocalisation visualisable au niveau mondial : Marine Traffic et envisage l’impact des métiers exigeant mobilité et autonomie dans un océan de data.
Abstract
This article focuses on the organizational and comunicational consequences for sailors in the yachting sector caused by the generalization of a geolocalization platform that can be viewed worldwide: Marine Traffic, and considers the impact on the imaginary of jobs requiring mobility and autonomy in an ocean of data.












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Du design d’objets à celui d’espace habitables
“La valeur des personnes, Preuves et épreuves de la grandeur”, Nathalie HEINICH, NRF, éditions Gallimard, 397 pages, Questions de communication n°45.
Accessible ici https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/34722


9-10 JUIN ÉCHIROLLES – FRANCE
Université Grenoble-Alpes
Retrouver ma communication sur le site du Congrès de la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication
Big data et navigation maritime. Développement d’une plateforme collaborative de géolocalisation en mer et évolutions de la plaisance professionnelle.
XXIIème Congrès de la Sfsic – Sciencesconf.org
Résumé. – Cet article analyse le profil d’un groupe professionnel qui se distingue tant par son invisibilité médiatique que par une identité forte qui transcende les différences culturelles et linguistiques. Ce groupe est celui des capitaines et skippers du monde entier mais naviguant principalement entre Méditerranée et mer des Caraïbes qui se reconnaissent partout entre pairs tout en pratiquant une grande discrétion. Le recueil de leurs récits de vie et de leur expérience en observation directe lors de leurs rencontres entre professionnels questionne le contraste entre la force d’une identité professionnelle affichée en dehors même du contexte professionnel et l’absence aussi volontaire que paradoxale pour le profane, de médiatisation à l’ère de l’omniprésence sur les réseaux sociaux numériques.
Mots clés. – identité professionnelle, yachting, capitaine, représentations, rôle, réseaux
En attendant l’ouvrage prévu en 2021, voici la notice qui vient de paraître :

L’article a été accepté dans une prestigieuse revue après évaluation en double aveugle. La révision finale de l’article a été refusée.
J’en fais donc profiter mes lecteurs…

Le discours sur la cuisine moléculaire à la fin des années 1980 a d’abord contribué à l’artification de cette pratique avant de légitimer son appartenance à l’art contemporain.
Le fil conducteur de la communication de Ferran Adrià – un discours médiatique centré sur la personnalité du chef cuisinier habituel dans la gastronomie – s’est doublé dans le cas de son restaurant elBulli d’un discours technologique concernant les produits inhabituels, les associations inusitées de saveurs et les nouveaux instruments utilisés, empruntant ainsi à l’ontologie de l’art contemporain.
La légitimation du chef comme artiste contemporain a été suivie d’un déplacement du discours centré sur la création vers un propos axé sur la patrimonialisation du savoir-faire. Ce parcours questionne la pérennité de l’artification d’une pratique quand la stratégie de transmission en tension entre technique et créativité peut entrainer sa « désartification » (Heinich, 2018).
Paris, L’HARMATTAN.
L’intégration du patrimoine local dans le territoire s’inscrit dans la dynamique de création d’une « marque territoire ». La démarche apparaît comme l’expression d’une action collective qui résulte d’un processus de co-construction entre imaginaires touristiques, symbolique du territoire, aspirations culturelles, identité citoyenne… Pour autant, ces reconfigurations organisationnelles et symboliques induisent-elles de nouveaux comportements chez les touristes ? Par ailleurs, que signifie se comporter « en touriste » à l’ère des univers immersifs et des applications géo-localisées ? Quelle esthétique de la réception se retrouve dans un univers de réalité augmentée ?
La patrimonialisation d’un territoire, par des dispositifs communicationnels permettant de multiples registres d’appropriation de l’expérience culturelle du touriste comme de l’habitant, pourrait ainsi être apparentée à un dispositif qui permettrait aux territoires urbains, ruraux mais aussi immatériels de se réinventer dans les expériences touristiques comme dans les imaginaires collectifs. Ainsi ces marques territoires font l’objet d’un processus continu de réécriture pour se réinventer.
Dans une perspective interdisciplinaire, cet ouvrage interroge les rapports économiques et les logiques sociales, les forces de cohésion et de coopération entre le touriste co-créateur d’une expérience et la mise en récit de celle-ci.
PUBLICATION EN DÉCEMBRE 2018 des ACTES DU COLLOQUE INTERNATIONAL DE REIMS, septembre 2017



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Exploration d’un réseau professionnel, nommé BÉHANCE (créé en 2005) consacré à la création. Une partie de ce travail a déjà été présenté lors du congrès de la SFSIC 2018.
Béhance appartient à l’entreprise américaine Adobe[1](depuis 2012). Leader mondial des logiciels de création, elle a centré son discours de marque sur l’universalisation de la figure du sujet créatif accédant à la reconnaissance professionnelle grâce à ses outils, promouvant ainsi une notion d’abondance censée stimuler l’inspiration par l’ouverture comme l’a décrit Thierry Paris.
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L’intégration des outils de création et communication au cœur d’un processus itératif permet ainsi aux projets d’innovation numérique, souvent assimilés à la créativité, de répondre aux exigences des organisations marchandes tout en favorisant de nouveaux marchés.
Déjà en 2015 à Nantes, lorsd’un colloque sur le thème de l’injonction à la créativité, Anthony Masure s’étaitinterrogé sur la pression de l’entreprise Adobesur la créativité des professionnels qui utilisent ses logiciels de créationtant son hégémonie est sans partage.
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En effet, Adobe avec une vingtaine d’autres solutions de création et de partage a restructuré la communication de la création mais aussitransformé les relations des pratiques créatives avec la production industrielle. Sur ces transformations, Yanita Andonova, chercheuse en SIC a publié plusieurs articles qui en font une analyse approfondie.
L’une des plus récentes applications (XD CC) permet ainsi de faire travailler en temps réel et en interaction simultanée, rédacteurs, graphistes et éditeurs sur des publications en ligne comprenant des textes, des images et des vidéos, il s’agit alors d’un véritable BIM (Building Information Model) de la création, mais on peut aussi parler d’une tribu d’utilisateurs accomplissant un rite communautaire.
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L’apparente prééminence du dispositif global de l’Adobe Creative Clouddans les stratégies de communication des utilisateurs ainsi que les interactions entre la plateforme et les différentes applications m’ont conduite à envisager la suite logicielle à la fois comme un objet technique, un dispositif de communication et un créateur de contenus.
Mon hypothèse de travail s’est articulée donc autour de trois propositions. La première considère le modèle de l’abonnement comme un outil d’appropriation de la créativité des clients et donc d’enrichissement de la plateforme ; la seconde interroge la capacité de cette plateforme à générer une communauté créative collaborative. La troisième envisage la réciprocité de l’enrichissement des contenus des clients par l’image créative d’Adobe et inversement.
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Ces agencements techniques ont non seulement profondément changé les pratiques de la création, mais aussi les attentes des autres métiers envers la création en la mettant au cœur de multiples dispositifs communicationnels où injonction à la visibilité n’est pas sans rappeler le « publish or perish » de la recherche. Par ailleurs, la fluidification des échanges entre les univers créatifs et industriels ne sont pas exempts de glissements vers une injonction paradoxale à la productivité et à la créativité simultanée comme l’analyse Thomas Paris.
Enfin, Adobe en imposant l’abonnement obligatoire dont un seul impayé bloque l’application mais aussi supprime le profil sur le réseau Béhance apparaît autant génératrice de liens sociaux que discriminante.
J’ai constaté qu’à rebours du discours de l’entreprise qui assure fédérer « la plus grande communauté des professionnels des industries créatives », la communauté Behanceest surtout composée des utilisateurs professionnels ou étudiants des applications Adobec’est-à-dire les métiers du graphisme et de la conception de sites internet malgré le grand nombre d’autres catégories professionnelles proposées et y compris lorsqu’ils présentent leurs travaux dans des catégories ou aussi différentes que « architecture » ou « conception paysagère » ou « mode » qui bizarrement ne semblent pas compter d’architectes ou de paysagistes ou de stylistes de mode au moins dans les cent premiers résultats.
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On pointe ainsi les limites du discours emphatique qui tend à réduire la création à des logiciels Adobe. Ce discours perd sa légitimité dans les métiers dont l’aboutissement est une création matérielle (architecture, design de produits, d’objets, de packaging, d’imprimés textiles) car les professionnels concernés interrogés sur leurs usages de mise en visibilité de leurs projets créatifs, sont autant actifs surInstagramet soignent leur site web lié. En effet le réseau social Instagramavec ses six cents millions d’utilisateurs suscite l’engouement des entreprises traditionnelles des industries créatives, ainsi que des artistes professionnels et amateurs pour la visibilité de ses images et l’ergonomie de son interface tel que nous l’avons déjà analysé dans une communication en décembre 2017 lors d’un colloque dans un tout autre contexte.
Enfin, nous avons constaté sur Béhanceun usage immodéré de l’appropriation illégale de données : de nombreux webdesigners s’emparent de noms connus pour lesquels ils affichent un « projet » de site comme s’il s’agissait de celui d’un client et réalisent des visuels d’interfaces en récupérant des photos en ligne pour augmenter leur visibilité.L’éditeur Adoben’exerce aucune surveillance sur les contenus mis en ligne sur Béhance.
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Même si Béhancese définit comme le réseau social numéro un des métiers de la création, il semble que son modèle de partage fonctionne en déséquilibre en étant davantage un outil de communication d’Adobequ’une plateforme mondiale d’échanges collaboratifs.
Quand chaque créatif doit devenir acteur de sa communication, plutôt quecette plateforme de « marché créatif » évoquée par André Masure, des millions de professionnels de la création graphique, de l’image et du design préfèrent utiliser comme vitrine Instagramavec ses six cents millions d’utilisateurs et lient leur compte sur ce réseau social avec leur portfolio en ligne.
Par ailleurs, face à cette structuration des pratiques créatives et à l’aune des besoins de la communication qui tend à uniformiser l’innovation, nous observons les résistances à la banalisation engendrées par l’utilisation massive de l’infographie sans pour autant renier son rôle indispensable.
Cette brève analyse des usages communicationnels liés à la boite à outils la plus connue de la création graphique, interroge plus largement la condition économique des travailleurs créatifs dans le cadre de cette « économie de l’enrichissement » (L. Boltanski & A. Esquerre, 2017 : 459). Le « créateur » au statut informel utilise des outils numériques qui participent directement ou indirectement aux modalités de « mise en valeur de soi » décrite dans Enrichissement, une critique de la marchandise(L. Boltanski & A. Esquerre, 2017 : 467) mais aussi à la valorisation de l’éditeur de logiciels dans une économie collaborative où le déséquilibre du rapport de force est évident.
Bibliographie
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Anderlini-Pillet V. (2017). Luxe et Instagram : phénomène communicationnel & expérience esthétique, Colloque ISTEC « Luxe, enjeux et perspectives », 8 décembre, Paris.
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Armstrong H. (dir.) (2011). Le graphisme en textes. Paris : Pyramid.
Boltanski L. & Esquerre A. (2017). Enrichissement. Une critique de la marchandise. Paris : NRF Essais (Gallimard).
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Masure A. (2015).L’injonction à la créativité dans le design. Des logiciels de création innovants aux programmes inventifs à sa mise en œuvre dans Actes du colloque « De l’injonction à la créativité à sa mise en œuvre : quel parallèle entre monde de l’art et monde productif », 9-10 avril, MSH Ange-Guépin, Nantes.(Anthony)
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Reckwitz A. (2014). « Du mythe de l’artiste à la normalisation des processus créatifs : contribution du champ artistique à la genèse du sujet créatif», Trivium [En ligne], 18, mis en ligne le 22 décembre 2014, consulté le 05 octobre 2016. URL : http://trivium.revues.org/5020.
Rifkin J. (2000). L’âge de l’accès. Paris : La découverte.
Stiegler B. (dir.) (2008). Le design de nos existences à l’époque de l’innovation ascendante.Paris : Éditions Mille et une nuits – Centre Pompidou.
Vial S. (2014). Le design, un acte de communication. Hermès la Revue. CNRS Éditions. N°3, pp 174-180.
Enquête réalisée en novembre et décembre 2017 sur la plateforme Behanceet le réseau social Instagramauprès des comptes listés ci-dessous.
[1]7 milliards de dollars de CA, dix millions d’abonnés, dix-sept mille salariés, fait face à des class actions
Projet déposé et protégé
Présentation du projet ANR de patrimonialisation des savoir-faire et des pratiques collaboratives de valorisation du territoire
Organisation du Workshop avec les étudiants du DUT TC Alternance 2ème année
