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Annonce de parution

Elena Koroleva, Alexandre le Grand et l’histoire de la Macédoine dans les chroniques universelles du nord de la France (XIIIe-XVe siècle), Turnhout, Brepols, 2026

La monographie est consacrée au récit de la vie d’Alexandre le Grand incorporée à la Chronique dite de Baudouin d’Avesnes, composée par un écrivain anonyme entre 1278 et 1281, et à la Fleur des histoires, écrite par Jean Mansel, fonctionnaire à la cour de Bourgogne, dans les années 1440, puis remaniée et amplifiée par le même auteur dans les années 1460. L’ouvrage comprend une étude de la tradition manuscrite de ces textes, une recherche sur leurs auteurs, leurs mécènes et leurs lecteurs ainsi qu’une analyse des stratégies de réécriture élaborées pour recomposer le portrait d’Alexandre et intégrer sa vie dans une histoire universelle.

Pour plus d’infos: https://www.brepols.net/products/IS-9782503622064-1

Appel à communications: Les Rhétoriqueurs à la rencontre de l’Italie

Portrait présumé de Clément Marot par Corneille de Lyon (1536)

Turin, 21-23 janvier 2027

Alors que l’« École des Rhétoriqueurs » était, au début du XXe siècle, enfoncée dans les derniers feux d’un Moyen Âge finissant, la réhabilitation d’un auteur comme Jean Lemaire de Belges est passée, avec Georges Doutrepont et Pierre Jodogne, par la recherche des sources italiennes de ses œuvres, représentant ainsi l’auteur en « Janus bifrons », regardant à la fois vers Moyen Âge et la Renaissance (Doutrepont 1934 ; Jodogne 1972). Si, depuis les travaux pionniers de Paul Zumthor (1978), la perspective n’est plus aujourd’hui de réhabiliter les Rhétoriqueurs et encore moins de les intégrer dans le récit téléologique de l’avènement d’une Renaissance parachevée par les poètes de la Pléiade, l’étude du rapport que ce groupe de poètes et historiographes de la fin du XVe et du début du XVIe siècle entretient avec les hommes de lettres italiens (poètes, historiens, humanistes, auteurs ou passeurs de textes) reste largement à effectuer.

C’est l’objet du présent colloque : au-delà de la représentation d’une culture italienne fantasmée (valorisée dans le positionnement d’un Robertet face à Chastelain ou questionnée dans la Concorde des deux langages de Lemaire), il s’agit de mettre au jour les contacts réels des Rhétoriqueurs avec la culture italienne, en vernaculaire ou en latin. Pétrarque ou Boccace semblent être convoqués par pratiquement tous les Rhétoriqueurs, de George Chastelain à Jean Bouchet, mais quel était leur accès réel aux textes des grands auteurs italiens et à ceux de leurs pairs et disciples en Italie ? Quels contextes, quelles figures italiennes ou italianophiles ont favorisé leur rencontre avec les écrits d’Italie, y compris les textes en latins des écrivains et historiens humanistes ? D’une certaine façon, le présent colloque entend reprendre le projet initial de Pierre Jodogne à propos de Lemaire, en l’étendant à l’ensemble des Rhétoriqueurs, tout en demeurant sensible à des particularités selon les auteurs, les générations ou les milieux d’origine (ville ou cour, de France, de Bourgogne ou d’autres régions). En prenant acte des conclusions de Pierre Jodogne selon lesquelles cette recherche ne saurait caractériser pleinement et à elle seule l’esthétique d’un ou des Rhétoriqueurs, il s’agit néanmoins de poser les fondements historiques et matériels d’une telle étude, qui apparaît comme inédite et nécessaire.

De fait, si les rapports entre la culture française et la renaissance italienne aux XVe-XVIe siècles ont déjà fait l’objet d’études, rares sont celles qui portent sur les Rhétoriqueurs (Balsamo 1998). Seul Lemaire a déjà été richement étudié dans cette perspective (Doutrepont 1934 ; Frappier 1963 (a et b) ; Jodogne 1972 ; Britnell 1998 ; Cornilliat 2009 ; Delvallée 2014 ; Desbois 2019 ; Schoysman 1992 et 2006, outre ses éditions). Les Bourguignons Chastelain et Molinet, lecteurs des auteurs et humanistes italiens, ont notamment été étudiés par Ludmilla Evdokimova (2019). Des traductions de Pétrarque par les Rhétoriqueurs Jean Picart et Jean Marot sont enfin signalées dans des articles (Mayer et Bentley-Cranch 1965 ; White 1968). Côté français, les études sur la dette de la littérature française à l’égard de la Renaissance italienne portent essentiellement sur la deuxième moitié du XVIe siècle (Balsamo 1992) ou bien sur des genres narratifs (Montorsi 2015 ; Sozzi 2022). Côté italien, le projet pourra s’appuyer sur les études retraçant la fortune des poètes du Quattrocento en France (Hauvette 1909 ; Simone 1961 et 1968 ; Françon 1974 ; Balsamo 2004). Les plus récents travaux sur la réception de Pétrarque en France autour de 1500, menés par A. Turbil, se situent dans une perspective linguistique (Turbil 2020 a et b). Enfin, de nombreuses pages sur les Rhétoriqueurs et l’Italie se trouvent du côté des historiens, notamment dans des études consacrées aux expéditions militaires de Charles VIII, Louis XII et François Ier (Nardone 2002 et 2006 ; Hochner 2006 ; Dumont 2013 et 2015).

D’une manière plus globale, les contacts entre France et Italie au cours de la période du moyen français sont encore largement à explorer : ils feront bientôt l’objet d’un programme de recherches concernant les circulations des Italiens en Europe à la fin du Moyen Âge (XIIIe-XVe siècles), mené par Cécile Caby, Xavier Hélary et Gabriella Parussa (dans le cadre de l’initiative Circulations médiévales portée par Sorbonne-Université), que viendra couronner le prochain colloque de l’AIEMF à l’été 2027, avec lequel le présent colloque entend entrer en résonnance.

Les études sur les accès concrets que les Rhétoriqueurs avaient aux textes italiens pourront s’appuyer sur les questionnements suivants, qui ne prétendent pas à l’exhaustivité :

  • Quels étaient les textes – manuscrits ou éditions françaises et italiennes, voire chansons ou autres sources orales – qui pouvaient circuler dans les différentes cours et milieux fréquentés par les Rhétoriqueurs ? Avaient-ils accès à des sources de première ou de seconde main, en version originale (latin ou vernaculaire), traduite voire commentée, comme pour l’Enéide de Saint-Gelais (Dugaz 2016) ?
  • Quelle est la part de l’entremise d’hommes de lettres français ou italiens – tel le poète Fausto Andrelini auteur d’héroïdes que traduisent ou imitent Jean d’Auton, Macé de Villebresme ou Guillaume Cretin (Provini 2012) –, que ce soit à la cour ou dans les centres urbains ? La formation universitaire de certains Rhétoriqueurs (Evdokimova 2019) ou la fréquentation de cercles humanistes (à Lyon en particulier) a-t-elle favorisé certains contacts avec les textes des lettrés italiens ? Des mécènes ont-ils pu jouer un rôle particulier dans les contacts entre les Rhétoriqueurs et la culture italienne, comme Georges d’Amboise (Fagnart et Dumont 2013) ?
  • En quoi les séjours italiens effectués par certains Rhétoriqueurs ont-ils pu jouer un rôle dans leurs choix esthétiques (Provini 2009) ? D’éventuelles évolutions ou révolutions poétiques ou historiographiques peuvent-être être liées à la nature culturelle, diplomatique ou guerrière de ces séjours (formation à « l’aorné parler » suggérée par Jean Robertet dans les Douze Dames de Rhétorique, ambassades de Macé de Villebresme ou accompagnement des expéditions militaires de Charles VII et Louis XII par La Vigne et Marot) ? Le colloque, co-organisé par Paola Cifarelli (Università di Torino), Ellen Delvallée (Litt&Arts, CNRS/Univ. Grenoble Alpes, ANR RhéF-R) et Anne Schoysman (Università di Siena), se déroulera en janvier 2027, à Turin, où nombre de Rhétoriqueurs, de La Vigne à Lemaire ou à Marot, ont séjourné. Les propositions de communication, comprenant un titre et un résumé d’environ 200 mots, sont à envoyer à Ellen Delvallée ([email protected]) d’ici le 31 mai 2026.

Comité scientifique

Stefania CERRITO (Università degli Studi Internazionali di Roma) Paola CIFARELLI (Università di Torino)
Nathalie DAUVOIS (Sorbonne Nouvelle)
Ellen DELVALLÉE (CNRS)
Adeline DESBOIS-IENTILE (Sorbonne Université)
Estelle DOUDET (Université de Lausanne)
Sandra PROVINI (Université de Rouen)
Anne SCHOYSMAN (Università di Siena)

Suggestions bibliographiques

BALSAMO, Jean (dir.), Les Poètes français de la Renaissance et Pétrarque, Genève, Droz, 2004.
BALSAMO, Jean (dir.), Passer les monts, Français en Italie – l’Italie en France, 1494-1495, Paris, Champion, 1998.
BALSAMO, Jean, Les rencontres des Muses. Italianisme et anti-italianisme dans les Lettres françaises de la fin du XVIe siècle, Genève, Slatkine, 1992.
BRITNELL, Jennifer, « L’histoire des papes : Jean Lemaire de Belges lecteur de Platina », L’analisi linguistica e letteraria, VI/1, 1998, p. 85-96.
CORNILLIAT, François, Sujet caduc, noble sujet : la poésie de la Renaissance et le choix de ses « arguments », Genève.

DESBOIS-IENTILE, Adeline, Lemaire de Belges. Homère Belgeois. Le mythe troyen à la Renaissance, Paris, Classiques Garnier, 2019.
DOUDET, Estelle, Poétique de George Chastelain (1415-1475). Un cristal mucié en un coffre, Paris, Champion, 2005.
DOUTREPONT, Georges, Jean Lemaire de Belges et la Renaissance, Bruxelles, M. Lamertin, 1934.

DUGAZ, Lucien, « Pour en finir avec la Renaissance ? L’exemple d’Octovien de Saint-Gelais et de sa traduction de l’Énéide de Virgile (1500) », Questes, 33, 2016. URL :http://journals.openedition.org/questes/4301.

DUMONT, Jonathan, « Expressions verbales de la présence française en Italie entre XVe et XVIe siècles »,
Les Paysages sonores du Moyen Âge à la Renaissance, éd. L. Hablot et L. Vissière, P. U. de Rennes, 2015, p.
143-156.
DUMONT, Jonathan, Lilia florent. L’imaginaire politique et social à la cour de France durant les Premières Guerresd’Italie (1494-1525), Paris, Champion, 2013.
EVDOKIMOVA, Ludmilla, L’échelle des styles. Le haut et le bas dans la poésie française à la fin du Moyen Âge, Paris,
Classiques Garnier, 2019.
FAGNART, Laure et DUMONT, Jonathan (éd.), Georges Ier d’Amboise, Presses universitaires de Rennes, 2013,
https://doi.org/10.4000/books.pur.112782.
FRANÇON, « Sur l’influence de Pétrarque aux XVe et XVIe siècles », Übersetzung und Nachahmung imeuropäischen Petrarkismus, Stuttgart, Keller, 1974, p. 12-18
FRAPPIER (a), Jean, « L’humanisme de Jean Lemaire de Belges », Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, 25-
2, 1963, p. 289-306.
FRAPPIER (b), Jean, « L’humanisme dans la poésie de Jean Lemaire de Belges », Romance Philology, 17-2, 1963,
p. 272-284.
HAUVETTE, Henri, Les plus anciennes traductions françaises de Boccace (XIVe-XVIIe siècles), Paris, Feret, 1909.
HOCHNER, Nicole, Louis XII: les dérèglements de l’image royale, 1498-1515, Paris, Champ Vallon, 2006.
JODOGNE, Pierre, Jean Lemaire de Belges, écrivain franco-bourguignon, Bruxelles, Académie Royale de Belgique,
1972.
Droz, 2009.
DELVALLÉE, Ellen,
« Lemaire de Belges traducteur de l’Iliade : les discours du chant III dans les Illustrations », Exercices de rhétorique, vol. 3, 2014. URL: https://journals.openedition.org/rhetorique/210.

Annonce de parution – Images d’Isis en France et en Italie (XIVe-XVIe siècle)

Nous avons le plaisir d’annoncer la publication du volume Images d’Isis en France et en Italie (XIVe-XVIe siècle), codirigé par Jean-Louis Podvin, professeur d’histoire ancienne à l’ULCO et Elena Koroleva (ULCO).

La description du volume est disponible à ce lien: https://librairie-edition-scientifique.univ-lille.fr/hors-s%C3%A9rie-n-3-images-d-isis-en-france-et-en-italie-xive-xvie-si%C3%A8cle.html

Offre de post-doc 24 mois Projet CreNum à Grenoble

Dans le cadre de l’ANR RhéF-R, qui comprend l’édition de la Chronique française de Guillaume Cretin (1515-1525), la personne recrutée sera chargée des recherches portant sur les sources historiographiques et/ou fictionnelles et poétiques de la Chronique. La personne recrutée sera intégrée à l’UMR 5316 Litt&Arts et elle contribuera à la valorisation scientifique du projet.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er juillet 2025.

Pour plus d’informations visitez les sites:

https://crenum.elan-numerique.fr/

https://emploi.cnrs.fr/Offres/CDD/UMR5316-ELLDEL-002/Default.aspx

Contact: [email protected]

Giuseppe Di Stefano (1936-2025)

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition le 1er janvier 2025 de Giuseppe Di Stefano, figure incontournable des études médiévales et maître incontesté du moyen français.

Né le 4 janvier 1936, à Enna, en Sicile, il a tracé un parcours exceptionnel qui l’a mené des bancs du Lycée Napoleone Colajanni à l’Université de Turin, où il a obtenu sa laurea sous la direction de Franco Simone, jusqu’à l’École Pratique des Hautes Études de la Sorbonne, où Félix Lecoy a guidé ses premiers travaux. Son cheminement académique l’a conduit à occuper des postes nombreux et prestigieux, d’abord en France comme lecteur à Grenoble (1960) et à Paris (1961 et 1962), ensuite comme attaché de recherche au Centre de la Recherche Scientifique de 1963 à 1969, poursuivant ses recherche sous la direction de Gilbert Ouy, puis comme professeur titulaire des universités italiennes en 1974 avec une cattedra en littérature française à l’Université de Palerme, et enfin comme full professor à la McGill University de Montréal, où il a enseigné de 1969 jusqu’à sa retraite. Le 1er septembre 2009, le doyen de la Faculté des Arts de McGill lui a conféré le titre honorifique de emeritus professor.

L’apport de Giuseppe Di Stefano aux études en littérature médiévales est immense. Ses travaux, qui se prétendaient à l’ancienne et démodés, sont en réalité plus actuels et porteurs que jamais. Il est surtout connu pour avoir donné au moyen français une visibilité et une légitimité scientifiques en le consacrant comme un domaine d’étude autonome. Dans le sillage de Pierre Guiraud en France et de Franco Simone en Italie, il a exploré tous les aspects de cette langue : linguistique, philologique et littéraire.

En 1977, il fonde la revue Le Moyen Français, qui demeure une référence incontournable dans le champ des études consacrées à la littérature et à la langue française tardomédiévale. En 1979, il cofonde, avec Rose M. Bidler, les éditions CERES, « la petite maison du livre érudit », qui, outre l’édition de la revue Le Moyen français jusqu’en 2006[1], publient les collections Bibliothèque du Moyen Français, À la recherche d’un langage perdu, Inedita & Rara, D’Hier à Demain. Sa publication majeure, le Dictionnaire des locutions en moyen français (1991), récompensée en 1993 par le prix Chavée de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, reste un monument de la discipline. Cette œuvre monumentale, ainsi que sa version abrégée Toutes les herbes de la Saint-Jean, témoigne de l’ampleur de son érudition et de son souci d’exhaustivité. En 2015, il publie une nouvelle version du Dictionnaire, en élargissant les bornes chronologiques des origines au seizième siècle.

Sa passion pour la recherche s’est manifestée dès ses premières études sur la réception de Boccace en France, thème qu’il a approfondi tout au long de sa carrière, notamment avec l’édition des Cent Nouvelles de Laurent de Premierfait (1999). Depuis son premier ouvrage sur Jean Courtecuisse, en passant par tes travaux sur la fortune de Plutarque en Occident, ses recherches sur Villon, ses multiples articles, ses dictionnaires des locutions bien sûr, il a toujours fait preuve d’une grande lucidité critique, d’esprit de rigueur et d’analyse, d’amour surtout pour le détail, celui qui dénote une langue et connote une littérature. L’une et l’autre n’étaient pas indissociables pour lui, et le linguiste et le littéraire ne pouvaient se concevoir qu’en étant philologue. Rédacteur pendant 25 ans de la revue Studi Francesi, il y a laissé une empreinte personnelle avec des articles, des comptes rendus et des notices bibliographiques qui témoignent de son érudition et de son intérêt insatiable pour les échanges culturels.

Giuseppe Di Stefano s’est également distingué par sa capacité à rassembler la communauté scientifique, « toutes générations confondues ». Les colloques biennaux qu’il organisait à McGill, en collaboration avec Rose M. Bidler, étaient des rendez-vous essentiels pour les spécialistes du moyen français. Giuseppe Di Stefano a toujours mis un point d’honneur à ce que les colloques du Moyen Français rassemblent, sans discrimination, les experts de la discipline ainsi que les plus jeunes, débutant dans le domaine ; à ce titre, les colloques de McGill ont été l’occasion pour beaucoup d’entre nous de côtoyer les plus grands dans un climat de bienveillance salutaire sans pour autant déroger à l’excellence que nous visions tous. Ces rencontres, dont les actes ont paru dans Le Moyen Français, ont contribué à l’élargissement des perspectives de recherche sur des thèmes tels que La locution (1984), Du manuscrit à l’imprimé (1988) ou encore Néologie et création verbale (1996).

Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, éditorialiste pour Il Cittadino Canadese, et personnalité de la semaine pour La Presse en 1993, Giuseppe Di Stefano a su allier rigueur académique et ouverture au monde. Son engagement envers la transmission des savoirs et sa vision pionnière continueront d’inspirer les générations futures.

Comme tous les clercs italiens, Giuseppe s’était inspiré de l’invitation de Dante à « seguir virtute e canoscenza » :’quérir la vertu et la connaissance’, si l’on choisit la traduction littérale, ‘acquérir honneur et pris’, si l’on préfère la translatio littéraire qu’avaient privilégiée les amis qui avaient offert au maître en 2005 le volume de mélange ainsi intitulé. Avec sa disparition, nous perdons non seulement un grand érudit, mais aussi un bâtisseur et un témoin passionné de son époque, dont l’œuvre éclaire et enrichit encore aujourd’hui le champ des études médiévales.

Claudio Galderisi

Tania Van Hemelryck


[1] Depuis, ce sont les éditions Brepols qui ont endossé la charge de publication matérielle (mais aussi dématérialisée de tout le fonds historique de la revue) des volumes ; l’édition scientifique des volumes est supervisée par Tania Van Hemelryck à Louvain-la-Neuve, avec la collaboration d’un comité éditorial et scientifique international :

Comité éditorial
Giovanna Angeli 
Jacqueline Cerquiglini-Toulet
Frédéric Duval
Claudio Galderisi
Tania Van Hemelryck
Alessandro Vitale Brovarone

Correspondants
David Cowling (Grande-Bretagne)
Olga Anna Duhl (États-Unis)
Jamie Fumo (Canada)
Jelle Koopmans (Pays-Bas)
Jean-Claude Mühlethaler (Suisse)

Appel à communications pour le Xe Colloque de l’AIEMF

Textes et genres à l’écart en moyen français

Università di Torino

12-14 juin 2025

Ms. Torino, BNU, L.IV.17 fol. 126r © Ministero della Cultura, Biblioteca Nazionale Universitaria di Torino

Pendant la nuit du 25 au 26 janvier 1904, un incendie catastrophique ravagea la salle des manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Turin et le fonds français en fut particulièrement endommagé. Pour ces raisons historiques, les manuscrits et les livres contenant des textes en moyen français conservés dans les fonds de cette bibliothèque turinoise sont longtemps restés peu connus, négligés, oubliés, bref souvent tenus à l’écart de la communauté scientifique, bien qu’une partie d’entre eux ait depuis été restaurée.

À l’occasion du colloque de l’AIEMF qui se tiendra à Turin en 2025, nous proposons donc de convoquer la notion d’‘écart’ dans ses acceptions variées (décalage, différence, marge, variation déviation, divergence, éloignement) pour porter la réflexion sur trois axes de recherche principaux, mais non exclusifs :

1- pour ce qui est de la codicologie et de l’histoire du livre, outre les témoins, manuscrits ou imprimés, négligés ou méconnus jusqu’à aujourd’hui qui méritent d’être l’objet d’études plus approfondies, pourront être pris en considération les centres de copie ou d’édition périphériques par rapport aux grands de diffusion du livre, ou encore tous les éléments matériels d’un volume qui sont en position excentrée, par rapport au texte principal (manchettes, décorations, didascalies, paratextes) : que révèlent-t-ils de la fabrique du texte ? L’organisation du dispositif typographique, avec ses rebonds entre textes, images, dessins, notes, fait-elle sens ? Quelles solutions sont-elles adoptées par les copistes et les premiers imprimeurs pour éditer des textes nécessitant d’une mise en page particulière ?

2- pour ce qui est de la philologie et de la linguistique, on pourra étudier les gloses et plus généralement la pratique du commentaire : quelles sources a-t-on utilisé pour les gloses marginales ? Comment ces dispositifs aident-t-ils dans l’interprétation du texte ou orientent-ils la lecture ? Quelle est leur fonction didactique et quel type de hiérarchie s’établit-elle entre le texte central et les marginalia ? Quant aux corrections d’auteur ou de copistes et aux notes de lecture d’exemplaires spécifiques, peut-on dégager quelques traits de la langue propre à un auteur à partir des notes apportées à ses manuscrits ? Et quelles pratiques d’édition est-il souhaitable d’adopter ?

3 – pour ce qui est de la littérature, pourront être explorés des écrits et des genres qui sont à l’écart du canon et de la tradition, des formes singulières et originales par rapport aux modèles plus répandus : écrits paralittéraires (recettes, inscriptions…), traités scientifiques, textes didactiques, ainsi que des réécritures ou des réélaborations restées à l’écart de l’attention des critiques.

Les communications sont attendues avant le 30 septembre 2024 à l’adresse de la Présidente de l’AIEMF: [email protected]

Appel à communications

La Fleur des histoires de Jean Mansel, un trésor de clergie

Boulogne-sur-Mer, 22-24 octobre 2025

Université Littoral Côte d’Opale, UR 4030 HLLI

Organisatrices : Elena Koroleva et Prunelle Deleville

Jean Mansel, La Fleur des histoires (version longue), t. 2, Paris, BnF, fr. 727, fol. 1r

« Notable clercq lay demourant a Hesdin en Artois[1] », Jean Mansel (ca. 1400-1473) fit une belle carrière de fonctionnaire dans l’administration de la cour de Bourgogne, ce qui ne l’empêcha pas de s’adonner à l’écriture. Dans les années 1440, il composa La Fleur des histoires, destinée à devenir un best-seller de la seconde moitié du xve siècle. Souvent désignée comme une histoire universelle, la Fleur déborde les limites d’un genre précis. Cette vaste compilation a pour objectif de raconter l’histoire de l’humanité, de la Création au couronnement de Charles VI (1380), et d’offrir une somme de connaissances encyclopédiques sur les pays et les peuples ; grâce à l’ajout de parties moralisantes et de recueils d’exempla, elle se veut aussi un véritable livre de bonnes mœurs[2] voué à contribuer au progrès spirituel de ses lecteurs. Compte tenu de l’ampleur du projet, il n’est pas étonnant que la version la plus ancienne, dite brève, en trois livres, s’étale sur pas moins de 847 feuillets dans les deux volumes ayant appartenu au duc de Bourgogne Philippe le Bon (Bruxelles, KBR, 9231-9232). Pour donner un rapide aperçu du contenu d’après cet exemplaire ducal, précisons que le livre I relate l’histoire biblique, d’Adam et Ève aux Macchabées, et l’histoire profane de l’Antiquité, de Thèbes à Auguste ; le livre II comporte la vie et les miracles de la Vierge, la vie de Jésus et l’histoire des anges, puis offre une section consacrée aux commencements de Rome, suivie du traité des provinces du monde et de l’histoire du Hainaut ; enfin, le livre III, le plus long et varié, propose des vies de saints, une adaptation du Dialogue de saint Grégoire, un recueil d’anecdotes exemplaires, l’histoire de Rome et de France, celle des papes ainsi qu’un ensemble de récits et traités moraux. Ce texte foisonnant fut retravaillé par l’auteur au début des années 1460 afin de fournir une matière encore plus riche, cette fois-ci distribuée en quatre livres. 

La réussite de l’entreprise ambitieuse de Jean Mansel est indéniable : nous avons conservé plus de cinquante volumes manuscrits de différentes versions du texte[3]. Nombre d’entre eux sont richement enluminés et offrent un programme iconographique complexe. Parmi les possesseurs de ces livres luxueux, on trouve Jacques d’Armagnac, duc de Nemours, Pierre II de Bourbon, le roi Édouard IV d’Angleterre, le roi Louis XII, l’amiral Louis Malet de Graville, le cardinal Georges d’Amboise, le mémorialiste Philippe de Commynes ainsi que des nobles installés dans les provinces du Nord et proches de la cour ducale, comme Philippe de Hornes ou des membres de la famille de Croÿ. Certaines sections de la Fleur – les histoires romaines, le recueil d’exempla ou encore la partie portant sur l’histoire du Hainaut, région natale de l’auteur – ont été extraites du texte et ont circulé indépendamment de l’ensemble, une autre preuve, s’il en fallait, du succès de l’ouvrage de Jean Mansel.

Demeurée inédite jusqu’à présent, La Fleur des histoires (version en trois livres) fait actuellement l’objet d’une édition critique menée par une équipe internationale composée de onze chercheur.ses (https://fleur.hypotheses.org/equipe). En lien avec ce travail d’édition, nous souhaitons organiser un premier colloque international consacré à cette œuvre, encore largement méconnue et peu étudiée. Le colloque se tiendra à Boulogne-sur-Mer du 22 au 24 octobre 2025 et réunira des spécialistes de plusieurs disciplines (langue et littérature médiévales, histoire, histoire de l’art).

Les communications proposées pourront porter sur :

-l’évolution du texte de la Fleur et les relations entre ses différentes versions

-les sources des récits incorporés à la Fleur et leur traitement par Jean Mansel

-la langue et le style de l’auteur

-le caractère hybride de l’ouvrage et sa portée didactique

-la tradition manuscrite et les relations entre les témoins du texte

-les enluminures et le programme iconographique de différents exemplaires de la Fleur

-le rapport texte / image dans les manuscrits de la Fleur

-l’activité des ateliers où ces exemplaires furent copiés et enluminés

-les scribes et les artistes ayant contribué à la réalisation des manuscrits de la Fleur

-la place de la Fleur au sein de la production littéraire, historique et didactique des Pays-Bas bourguignons.

Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisatrices avant le 15 septembre 2024 :

[email protected][email protected]


[1] C’est ainsi que le présente le scribe Thiérion Anseau dans le manuscrit de la bibliothèque de l’Arsenal, 5205 (fol. B r), une copie de la Vie du Christ de Mansel.

[2] Titre du traité moral écrit en 1404 par Jacques Legrand.

[3] Pour une liste des manuscrits, on peut consulter la base Jonas de l’IRHT : http://jonas.irht.cnrs.fr/oeuvre/7499

Mettre en prose, quoi qu’il en coûte! Récits brefs et genres “autres” du XIIIe siècle au XVIe siècle

Convegno internazionale /Colloque international

Gargnano, Palazzo Feltrinelli, 27-29 giugno 2024

 Jeudi 27 juin

14,30 Accueil

15,00 H. Bellon-Méguelle, Les Grantz Geanz, sombre repoussoir. Mise en prose et stratégie prologale dans la version b

15,30 P. Cifarelli, À propos de l’Ordene de Chevalerie : la tradition textuelle, entre diffusion isolée et structure cyclique

16,00 Pause

16,30 M. Colombo Timelli, L’Isopet III, ou comment faire du neuf avec du vieux

17,00 Discussion

17,30 M. Colombo Timelli, M. Crosio, B. Ferrari, Présentation, Répertoire Suite (avec la participation de : A. Amatuzzi, S. Ancey-Ducruet, E. Barale, H. Bellon-Méguelle, A. Bengtsson, S. Cerrito, P. Cifarelli, M. Maulu, A.-L. Metzger-Rambach, Y. Na, I. Rota)

Vendredi 28 juin

9,30 Conférence : S. Lefèvre, En un mot comme en cent. La prose et ses lectures

10,30 Pause

11,00 A. Bengtsson, La version de la Vie de sainte Geneviève offerte par les manuscrits E et F : la mise en prose mutilée

11,30 B. Ferrari, La Vie de saint Jean-Baptiste mise en prose : remarques sur la tradition manuscrite et sur le texte

12,00 Y. Na, Vers et prose à la fin du Moyen Âge : deux témoins contemporains de la Vie de saint Fiacre (F1-2)

12,30 Discussion

15,00 S. Rambaud, Un commerce durable : les vies de saints publiées par les Trepperel à Paris (1491-1531)

15,30 E. Barale, Jean le Conte et Jean Miélot : presque cent ans de mises en prose mariales

16,00 Pause

16,30 S. Cappello, Le passage à l’imprimé de trois récits brefs médiévaux : les destins divergents du Duc Guillaume, de Robert le Diable et de son fils Richard

17,00 Discussion

17,30 A. Schoysman, G. Rossi Présentation, EMAF 15-16

Samedi 29 juin

 9,00 M. Maulu, Rapports entre la version D des Sept sages de Rome et la tradition française médiévale en prose et en vers

9,30 S. Cerrito, Un dialogue en images entre Ovide et Virgile : l’illustration du Grand Olympe des histoires poëtiques (Lyon, Romain Morin, 1530-1532)

10,00 Pause

10,30 A.-L. Metzger, « Autant de teste autant d’opinions », lorsque Jean Drouyn rédige La Nef des fols du monde (Lyon, Guillaume Balsarin, 1498)

11,00 Discussion

11,30 Bilan PRIN 2017

Comité scientifique :

Maria Colombo, Barbara Ferrari, Anne Schoysman

Comité organisateur :

Maria Colombo, Barbara Ferrari, Martina Crosio

Contact :

[email protected]

[email protected]

La rencontre pourra être suivie en direct sur la plateforme Team : il suffira de demander le lien à Maria Colombo ou à Barbara Ferrari.

La diffusion de la matière affective de la France médiévale par l’imprimé (XVIe-XVIIe siècle)

Mercredi 10 juillet 2024

15h30 Accueil.

15h45   Bienvenue de la part du CESR et du STUDIUM.

16h00 Alessandro Turbil (Studium/CESR). Une matière affective française, une littérature affective en France ? Communautés émotionnelles, lecteurs d’artefacts culturels écrits, consommateurs d’impressions.

Présidence : Pascale Mounier

16h30 Sergio Cappello (Università di Udine). La réception de Floire et Blanchefleur en France au XVIe siècle.

17h00 Pauline Saccol (Université Grenoble Alpes). Richard sans Peur et Brundemort : les états affectifs du chevalier face à l’esprit persécuteur.

17h30 Discussion.

17h50 Visite guidée (centre-ville).

19h00 Cocktail dînatoire “vins & fromages”.

***

Jeudi 11 juillet 2024

9h45

Présidence : Stéphanie Rambaud

10h00 Lucien Dugaz (Université de Lausanne). Fruit de la passion : cueillir l’amour dans Le Vergier d’honneur.

10h30 Marco Veneziale (Universität Zürich). Affectés par la prison. Charles d’Orléans et François Ier entre manuscrit et imprimé.

11h00 Discussion et pause.

11h40 Adeline Desbois-Ientile (Sorbonne Université). Reconfigurations poétiques : autour du Triumphe de l’amant vert (1535).

12h10 Alice Tacaille (Sorbonne Université-I ReMus). Images courtoises dans les vers à chanter de la première Renaissance (1512-1530) à Paris : du chevalier au soudard, les nouvelles tribulations de l’amour, des regrets et du deuil.

12h40 Discussion.

13h00 Déjeuner.

Présidence : Richard Trachsler

15h00 Sandra Provini (Université de Rouen Normandie). Les XXI Epistres d’Ovide d’Octovien de Saint-Gelais (1497) : du manuscrit à l’imprimé, la fabrique d’un succès éditorial durable.

15h30 Pascale Mounier (Université Grenoble Alpes). Une « loyalle amye » en héroïne ovidienne : l’amour féminin dans l’Epistre de maguelonne de Marot.

16h00 Discussion et pause.

16h40 Violaine Chaudoreille (Université de Rouen Normandie). La publication des traductions médiévales du corpus érotique d’Ovide au XVIe siècle, entre succès d’édition et contournements de censure.

17h10 Fanny Maillet (Universität Zürich). La formation du recueil de Ovide arte amandi, des incunables à l’édition de Thomas Mallard (1581).

17h40 Discussion.

20h00 Dîner.

***

Vendredi 12 juillet 2024

9h45 Accueil.

Présidence : Sergio Cappello

10h00 Richard Trachsler (Universität Zürich). L’affectivité calculée. Comment les imprimeurs choisissent leurs textes.

10h30 Stéphanie Rambaud (Bibliothèque nationale de France). Les pages de titre des romans idylliques et autres textes affectifs, des Trepperel à Denis Janot (Paris, 1500-1540) : associer l’image et les caractères gothiques.

11h00 Discussion et pause.

11h40 Luca Degl’Innocenti (Università di Firenze). Mourning for Roland’s death : notes on the art of arousing emotions in Italian Renaissance chivalric performances and texts.

12h10 Cristina Cassia (Università di Torino). Amadis de Gaule en musique : l’Amadis de Jean-Baptiste Lully (1684) et le roman de chevalerie à la cour de Louis XIV.

12h40 Discussion et Conclusion des travaux.

13h00 Déjeuner.

Journée d’étude – Variations synchroniques en moyen français: vers et prose

Vendredi 6 octobre 2023 – Sorbonne université

Org. Adeline Desbois-Ientile et Géraldine Veysseyre (Sorbonne Université)

Vous êtes tous/toutes cordialement invité.e.s.

PROGRAMME

9h : Adeline Desbois-Ientile (Sorbonne université)

« Introduction »

Session 1 – Approche synchronique : le système du prosimètre

9h30 : Lucien Dugaz (université de Lausanne)

« Mon gros bureau et ma champestre rethorique : étude synchronique de deux prosimètres des années 1490, Le Sejour d’Honneur d’Octovien de Saint-Gelais et La Ressource de la chrestienté d’André de la Vigne »

10h15 : Paola Cifarelli et Elisabetta Barale (université de Turin)

« Prose contre vers : le cas du Voyage de Naples d’André de la Vigne »

Pause

11h30 : Pascale Mounier (université Grenoble-Alpes)

« Configurations de la phrase dans Eurial et Lucresse : le système du prosimètre »

12h30 Déjeuner (Club des enseignants)

14h Session 2 – Approche diachronique

14h : Christine Silvi (Sorbonne université)

« Étude comparative des rythmes d’évolution de quelques faits de cohésion syntaxique dans les manuscrits en vers et en prose de l’Image du monde de Gossuin de Metz (1460-1500) »

15h Pause

15h30-17h Table ronde « Comparer vers et prose : acquis et perspectives pour des approches linguistiques, métriques, stylistiques et littéraires »

Animation : Géraldine Veysseyre

Participants : Florence Bourgne (Sorbonne université), Michèle Szkilnik (Sorbonne nouvelle)

17h : Fin prévisionnelle de la journée

APPEL A PROPOSITIONS: XIe CONGRES CHRISTINE DE PIZAN

Ms. Chantilly, Musée Condé, 493, f. 232

Le 11e colloque Christine de Pizan, intitulé “Ranger/déranger”, aura lieu à Genève et Lausanne (Suisse), les 19-22 juin 2024.

Une place particulière sera donnée aux contributions de jeunes chercheurs et chercheuses.


Argumentaire:
https://www.fabula.org/actualites/113869/11e-congres-christine-de-pizan-geneve-et-lausanne-19-22-juin-2024.html

Demande d’inscription: 1er juillet 2023, par courriel à [email protected]


Soumission des propositions: 30 octobre 2023

APPEL A COLLABORATION

Edition critique de la Fleur des histoires de Jean Mansel

Fondation de Rome. La Fleur des histoires, Rouen, BM, 1139, fol. 238v

La Fleur des histoires est une vaste compilation d’histoire universelle en prose composée par Jean Mansel, fonctionnaire à la cour de Bourgogne, dans les années 1440. Restée longtemps dans l’oubli, elle connaît désormais un regain d’intérêt de la part des chercheur.se.s, mais son texte, demeuré à l’état manuscrit, est difficile d’accès et encore trop méconnu. Or, la Fleur a joui d’un succès considérable auprès des lecteurs nobles de la fin du Moyen Âge et est conservée par un nombre relativement important de copies, parmi lesquelles on trouve l’exemplaire richement enluminé ayant appartenu à la bibliothèque des ducs de Bourgogne (Bruxelles, KBR, 9231-9232).

Nous avons l’intention de proposer une première édition critique de cette compilation, plus précisément de sa version plus ancienne en trois livres qui racontent l’histoire du monde de la Création au couronnement de Charles VI (1380). Le texte, très riche et varié, ne se limite pas à une lecture linéaire des événements historiques, mais comporte, entre autres, des vies de saints, des exempla, des miracles, des traités didactiques et des anecdotes profanes.

Sous la direction d’Elena Koroleva, maître de conférences à l’Université Littoral Côte d’Opale, et de Prunelle Deleville, maître-assistante à l’Université de Genève, l’édition sera réalisée par une équipe qui se compose actuellement de huit chercheuses. Chaque membre de l’équipe sera chargé.e de l’édition d’une section précise du texte et publiera un volume en son nom, tout en contribuant à l’élaboration du cadre commun adopté pour l’ensemble des tomes envisagés. Aucun ordre précis ne sera imposé quant à la sortie des volumes qui paraîtront au fur et à mesure de leur achèvement. Un calendrier sur quatre ou cinq ans, à compter de l’automne 2023, sera toutefois défini afin d’assurer une meilleure réalisation des travaux. Une première réunion de l’équipe se déroulera en mode hybride à l’Université Littoral Côte d’Opale, UR 4030 HLLI (Boulogne-sur Mer), le 19 octobre 2023, date officielle de démarrage du projet.

Pour compléter notre équipe, nous sommes à la recherche de collaborateurs et collaboratrices qui seraient en mesure d’éditer les quelques sections non attribuées, consacrées à l’histoire biblique et / ou à l’histoire profane de Rome et de France. Si vous êtes intéressé.e par ce projet, nous vous invitons à nous contacter avant le 20 juin 2023 en écrivant conjointement aux adresses suivantes :

[email protected]

[email protected]

IXe COLLOQUE INTERNATIONAL DE L’AIEMF

Lire le moyen français après le moyen français. La réception postmédiévale de la littérature française des XIVe et XVe siècles

24, 25 et 26 mai 2023
Université Saint-Louis (Bruxelles)
& UCLouvain (Louvain-la-Neuve)

Frank Bernard Dicksee, La Belle Dame sans Merci, 1901

Comité organisateur : Sarah Delale, Olivier Delsaux, Tania Van Hemelryck, Martine Willems.

Comité scientifique : Elisabetta Barale, Paola Cifarelli, Sarah Delale, Olivier Delsaux, Matthieu Marchal, Tania Van Hemelryck.

Laboratoires d’accueil : Centre Prospéro : Langage, image, connaissance (USLB) et Groupe de recherche sur le moyen français (INCAL).

Programme 

Mercredi 24 mai 2023 (Bruxelles, Université Saint-Louis, local P61)

10h-10h15 Introduction

10h15-11h15 Conférence plénière – SCHOYSMAN, Anne (U. de Sienne) : Du moyen français au français « préclassique » : l’impact de l’imprimerie sur la prose. État de l’art, questions ouvertes

11h15-11h30 Pause

Session 1 – La Renaissance des traductions

11h30-12h DUGAZ, Lucien (U. de Lausanne) : Jean d’Ivry lecteur d’Octovien de Saint-Gelais lecteur de Virgile

12h-12h30 SUOMELA, Elina (U. d’Helsinki) : La réception des Préceptes pour le mariage de Plutarque avant la traduction de J. Amyot (1572)

12h30-13h CERRITO, Stefania (U. des études internationales de Rome) : L’Olympe ou Metamorphose d’Ovide (Genève, 1597 et 1609) : une édition de l’Ovide moralisé en prose à l’aube du XVIIe siècle (titre provisoire)

13h-14h Pause déjeuner 

Session 2 – Auteurs et imprimeurs-libraires face à la bibliothèque médiévale

14h-14h30 CAPPELLO, Sergio (U. d’Udine) : La réception iconographique des romans médiévaux dans les imprimés gothiques 

14h30-15h BONESSO, Amandine (U. de Trieste) : Les éditions françaises des Faits merveilleux de Virgile : reconstruction d’un parcours éditorial

15h-15h30 TURBIL, Alessandro (Chercheur indépendant) : Les disparus anciens maîtres en amour : recherches autour de la survie de l’héritage lyrique médiéval à la Renaissance

15h30-16h Pause

16h-17h Conférence plénière – GAULLIER-BOUGASSAS, Catherine (U. de Lille)

Jeudi 25 mai 2023 (Louvain-la-Neuve, local Socrate 11)

9h-10h Conférence plénière – KOOPMANS, Jelle (U. d’Amsterdam) : Succès et échecs de la performance du moyen français au XXe siècle, mais où a bien pu passer le Cul ?

10h-10h30 Pause

Session 3 : Travaux doctoraux en cours

10h30-11h BLOUIN, Lucie (U. de Rennes) : Sur l’édition des Continuations d’Artus de Bretagne

11h-11h30 TAVELLA, Chiara (Sorbonne Université) : Composition et réception du Mystère de la Passion Cyclique au XVIe siècle

11h30-12h DANCERELLE-BOURLON, Alice (U. de Lille) : Édition critique de Milles et Amys, mise en prose anonyme d’une chanson de geste en alexandrins

12h-12h30 ING, Lucence (École nationale des Chartes) : Le devenir du lexique du Lancelot en prose de 1488 au XVIe siècle 

12h30-14h Buffet offert

Session 4 – Théâtre, farce et tricksters du 16e au 21e siècle

14h-14h30 CORBELLARI, Alain (U. de Lausanne et U. de Neuchâtel) : La vie et les poésies d’Oton de Grandson dans le théâtre moderne 

14h30-15h LONGTIN, Mario (Western University) et ABD-ELRAZAK, Loula (U. de Toronto) : Maître Pierre Pathelin avecq le Blason et Loyer de faulses et foles amours : trois compagnons d’impression à la Renaissance.

15h-15h30 RENNER, Bernd (Brooklyn College) : Au demeurant le meilleur fils du monde ? Les transformations du joyeux luron au XVIIe siècle 

15h30-15h45 Pause

15h45-16h15 VERMANDER, Pierre (Sorbonne Université) : Better Call Pathelin. Pérégrinations d’un avocaillon 

16h15-16h45 CHASSAGNE, Severine (Sorbonne Université) : Le « théâtre » du Moyen Âge, une création taxinomique des historiens modernes du genre ? L’exemple de deux exclus du fond comique médiéval, La Farce de Maîstre Trubert et d’Antrongnart et Le Traicté de Getta et d’Amphitrion d’Eustache Deschamps

16h45-17h15 JUNG, Raphaëlle (U. de Würzburg) : La réception des premières traductions françaises de La nef des fous

17h15-17h30 Pause

17h30-18h30 Conférence plénière – DOUDET, Estelle (U. de Lausanne) : Redonner lieu au théâtre en moyen français : enjeux, apports et limites des nouvelles technologies immersives

18h30-19h Assemblée Générale de l’AIEMF

19h30 Banquet (Louvain-la-Neuve)

Vendredi 26 mai 2023 (Louvain-la-Neuve, local Socrate 11)

Session 5 – Usages esthétiques et socio-politiques du médiéval au 20e siècle

9h30-10h30 Conférence plénière – LABÈRE, Nelly (U. de Bordeaux) : Du post-médiéval au post-moderne : quand la fin (du Moyen Âge) est un renouveau 

10h30-11h Pause

11h-11h30 DELALE, Sarah (U. de Louvain) : Écrire, décrire, raconter Christine de Pizan au gré des vagues du féminisme : imaginaires de l’autrice médiévale de 1800 à 1939

11h30-12h VILLELA-PETIT, Inès (chercheuse indépendante) : Céline et Christine

12h-12h30 AMATUZZI, Antonella (U. de Turin) : La littérature de l’époque du moyen français dans les mazarinades

12h30-13h30 Déjeuner

Session 6 – Imaginaires chevaleresques à l’époque classique

13h30-14h MARCHAL, Matthieu (U. de Lille) : Les habits neufs du comte d’Artois : l’illusion d’authenticité dans Les aventures romanesques d’un comte d’Artois, par Alice Hurtrel (1883)

14h-14h30 KOROLEVA, Elena (Université Littoral Côte d’Opale) : La mémoire du Bon Chevalier au XVIIe siècle : la postérité du Livre des faits de Jacques de Lalaing

14h30-15h BARALE, Elisabetta (U. de Turin) : Les bourgeois de Calais, le chroniquer et l’historiographe

15h-15h15 Pause

Session 7 – Réécrire le moyen français après le Moyen Âge

15h15-15h45 PARUSSA, Gabriella (Sorbonne Université) : L’édition des œuvres d’Alain Chartier par André Du Chesne

15h45-16h15 KANE, Maïmouna (Université Cheikh Anta Diop de Dakar) : Renaut de Montauban après le moyen français

16h15-16h45 LEHMANN, Sabine (Université Paris Nanterre) : Dire et redire le savoir scientifique : les adaptations postmédiévales du discours médical en moyen français

Appel à propositions

Journée d’études

Le ridicule en question à l’époque médiévale

Bordeaux, 27 mars 2023

Université Bordeaux Montaigne, UR 24142 Plurielles

Organisatrices: Raphaëlle Labarrière, Priscilla Mourgues

Manuscrit Paris, BnF, fr. 2810

Présentation du projet

Cette manifestation scientifique propose d’aborder la question du ridicule dans l’art et la littérature du Moyen Âge, en se fondant sur différents types de récits et d’œuvres, afin d’explorer sa fabrication, ses mises en scène, ses objets, ses visées, ses rejets et ses effets. Il s’agira aussi d’analyser le rapport que ces œuvres ou passages ridiculisants entretiennent, d’une part, avec le monde, d’autre part, avec l’art lui-même. Si les notions voisines de comique et de grotesque ont été étudiées de longue date dans l’art médiéval, notamment par le biais du rire – grâce à l’historien Jacques le Goff, par exemple – ou du comique, en relation étroite avec le tragique et le sérieux – ainsi que l’ont montré les travaux d’Élisabeth Lalou[1] –, la question du ridicule quant à elle demeure peu travaillée.

La plupart des travaux sur le sujet ne touchent pas la sphère francophone. En outre, les études parues à ce jour s’inscrivent avant tout dans les domaines sociologique, politique, philosophique et ont trait à des époques antérieures ou postérieures au Moyen Âge. Par exemple, Michael Billig, dans Laughter and Ridicule. Towards a Social Critique of Humour (2005)[2], étudie en diachronie le rapport de la notion de ridicule avec la norme sociale. Un peu plus tard, dans Rhetoric of ridicule[3], Greg Grewell reprend la distinction établie par Renate Lachmann entre force centripète et force centrifuge dans l’humour carnavalesque[4]. Il différencie dans sa théorie deux manières de construire le ridicule : un discours monologique et un discours dialogique. Le premier discours, de type centripète, tend à conformer l’individu à une norme sociale et le second, de type centrifuge, dans un mouvement inverse, amène ce même individu à faire voler en éclat les représentations normées de l’objet ou du sujet ridiculisé. Ce dernier modèle de discours permet alors l’invention de nouveaux codes et donc un décentrement par rapport aux normes préétablies, voire une désacralisation de ces dernières. Nous pouvons sans doute envisager le ridicule dans les œuvres littéraires et artistiques selon cette double dynamique. Au niveau littéraire, les études ont été plutôt ponctuelles, elles concernent des auteurs en particulier, comme Molière ou Scarron[5], ou encore des genres spécifiques comme la comédie[6]. Toutefois, la notion de ridicule dépasse le simple cadre des genres comiques, nombreux et identifiés au Moyen Âge (farce, fabliau, fatrasie, sottie, théâtre) et relie des genres d’aspect très divers si bien qu’elle conduit à les mettre en perspective.

Aussi, dans une approche interdisciplinaire et transgénérique, nous souhaiterions confronter et comparer, dans leurs différences, les genres, les supports et les approches scientifiques afin d’enrichir une réflexion autour d’une notion très présente dans la production médiévale. Ridiculiser vise avant tout à faire rire, mais tourner en ridicule c’est aussi déprécier, porter un jugement de valeur, c’est enfin faire ressortir l’absurdité, le non-sens d’un être, d’une chose ou d’une situation et se placer ainsi sur le terrain du sens, en particulier du bon sens. Ridiculiser permet autant d’écarter que de souligner, de faire rire que de susciter de la compassion. Semblent se nouer des rapports aux normes, au pouvoir, au sens, à un ordre et à des effets variés, qui, tous, contribuent à installer la richesse registrale et interprétative de l’art médiéval, quel qu’il soit. Le ridicule semble être ainsi le lieu de l’évidence autant que de l’ambiguïté.

Axes de recherche

            Fabliaux, récits de voyage, chansons de geste, poésies, nouvelles, enluminures, statues, etc. : nombreux sont les supports qui accueillent et fabriquent le ridicule au Moyen Âge. Le corpus est immense. Nous souhaitons travailler selon différents axes afin de cerner progressivement la notion et ses fonctions tout autant que la variété de ses apparitions.

Axe 1. Les différents sujets et objets de ridicule 

Il s’agira d’observer les thèmes et les sujets du ridicule afin d’installer l’étude : quelles sont les récurrences et les irrégularités en la matière ? La ridiculisation du clergé et de la scolastique est fréquente dans l’art profane et les genres comiques ; en est-il de même dans d’autres domaines ? Quelles sont les figures ridiculisées et de quoi sont-elles la cible ? L’homme, l’étranger, la femme, le vilain, le chevalier sont autant de personnages typiques fréquemment caricaturés, moqués. Quelle est ainsi la visée de ces peintures grotesques, qui tournent en ridicule leur objet ? 

Axe 2. Ridiculiser : mode d’emploi et style(s)

L’examen des différentes manières de ridiculiser, des plus évidentes aux plus subtiles, retiendra l’attention. Le ridicule se limite-il à la parodie ? Quels effets ou quelles figures sont mobilisées pour construire le ridicule ? Les procédés de grossissement, de rétrécissement, de déplacement, d’ironie sont-ils préférentiellement employés dans un genre ou chez un auteur ? Produisent-ils des effets identiques ?

Axe 3. La déconstruction ou le renforcement d’une norme

Interroger le rapport à la norme de manière plus générale en explorant les visées des auteurs permettra de voir s’il s’agit de ridiculiser pour dénoncer, rire, défaire ou refaire un modèle, de manière à comprendre quelles postures sont adoptées et quelles valeurs sont déconstruites. Qu’en est-il par ailleurs du rapport aux genres et aux normes génériques ?

Axe 4. Non-sens ou bon sens ? 

La question du langage, littéraire ou artistique, pourrait aussi nourrir la réflexion autour du sens. Si le ridiculum dictumchez Plaute peut renvoyer à l’idée de bon mot, peut-on envisager le recours au ridicule comme simple jeu sur le sens ? Le jeu de pouvoir se nouant autour du ridicule amène-t-il à la construction d’un bon sens, autant qu’il permet de révéler les absurdités d’un code ou d’une norme ? 

D’autres réflexions pourront bien sûr venir étayer cette étude.


Modalités de participation

Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisatrices avant le 20 février 2023. 

Raphaëlle LABARRIÈRE, [email protected]

Priscilla MOURGUES, [email protected]

Le logement et le repas du midi seront financés par l’organisation, les frais de transport seront laissés à la charge des équipes de recherche des participant.e.s.


[1] E. Lalou, « Le théâtre médiéval, le tragique et le comique : réflexions sur la définition des genres », dans Tragique et comique liés, dans le théâtre, de l’Antiquité à nos jours (du texte à la mise en scène), Rouen, Publications numériques du CÉRÉdl, 2012, disponible en ligne, URL : <http://ceredi.labos.univ-rouen.fr/public/?le-theatre-medieval-le-tragique-et.html>.

[2] M. Billig, Laughter and Ridicule : Towards a Social Critique of Humour, Londres, Thousand Oaks, New Dehli, SAGE, 2005.

[3] G. Grewell, Rhetoric of ridicule, ProQuest Dissertations Publishing, 2013, disponible en ligne, URL : <https://www.proquest.com/docview/1500846086?parentSessionId=safon260V7ZDX4wQheTQckcsZWknSQf5LZdtVH3L5Z8%3D&pq-origsite=primo&accountid=9671>.

[4] R. Lachmann, Bakhtin and Carnival : Culture as Counter-culture, Center for Humanistic Studies, College of Liberal Arts, University of Minnesota, 1987.

[5] P. Dandrey, Molière Ou L’esthétique Du Ridicule, Paris, Klincksieck, 1992.

[6] On peut par exemple citer P. Lerat, Le ridicule et son expression dans les comédies françaises de Scarron à Molière (thèse dir. R. Lathuillère, Lille, ANRT, 1980, URL : https://excerpts.numilog.com/books/9782307481843.pdf) et E. Pinon, « Perdican et “la fleur nommée héliotrope” : ridicule et sacré du classicisme au romantisme » (Toulouse, Littératures, 2009, p. 75-86, URL : https://doi.org/10.4000/litteratures.2030)

Association internationale des Études sur le Moyen Français