REMISE DU PRIX DE THÈSE FRANCK BOURDIER À JULES KEMPER (Q15, 15-18 JUIN 2026, TOULOUSE)
Le prix de thèse AFEQ – CNF INQUA 2026 a été décerné à Jules Kemper par Amaëlle Landais, présidente de l’AFEQ, lors du colloque Q15 à Toulouse (15-18 juin 2026).
Ce prix récompense son travail de thèse soutenu le 17 décembre 2024, intitulé « Comment l’Homme accède, fréquente et aménage le milieu souterrain ? Lire le geste humain dans le paysage par le regard de la géomorphologie. Application à la grotte de la Garma (Cantabrie, Espagne) et à la grotte de Saint-Marcel-d’Ardèche (Ardèche, France) ». Ce travail a été réalisé sous la direction de J.-J. Delannoy, S. Jaillet, P. Arias Cabal et R. Ontañón Peredo à l’Université Savoie Mont-Blanc et au laboratoire Edytem. Après la remise du prix, J. Kemper a présenté ses travaux de thèse.
Résumé de la thèse
Cette thèse questionne les interrelations qu’ont pu entretenir les sociétés humaines avec les milieux souterrains au cours du temps : qu’il s’agisse de l’évolution de l’accès à la grotte, ou de l’aménagement du paysage de la cavité. Comment la géomorphologie peut-elle permettre à la fois de comprendre l’évolution du paysage souterrain et de déceler les inco- hérences morphologiques témoignant d’interventions humaines ? Pour y répondre, le présent travail s’appuie sur la méthode de l’anthropo-géomorphologie, appliquée ici à deux sites : la grotte de La Garma (Espagne) et de Saint-Marcel-d’Ardèche (France). Cette approche géoarchéologique s’appuie sur un triptyque précis : topographie 3D, cartogra- phie géomorphologique haute résolution et chronologie relative. Ces différents outils ont été ici adaptés à la question de remobilisations fines (résolution claste à claste, orientations de spéléothèmes brisés, etc.). Une réflexion méthodologique a d’ailleurs donné lieu à plusieurs propositions iconographiques et documentaires (diagramme de difficulté de progression, diagrammes spectraux, etc.). À la grotte de Saint-Marcel-d’Ardèche, cette démarche a mis en évidence des structures mésolithiques à près de 1,5 km de l’entrée, impliquant le franchissement de plusieurs obstacles contemporains des fréquentations. A la grotte de La Garma, jusqu’à quatre périodes d’aménagement successifs ont pu être mis en évidence, dont trois au Paléolithique. Certaines de ces constructions sont liées à des problématiques de cheminement et de progression. Ces résultats sont encourageants et interrogent à la fois sur les pratiques souterraines anciennes, et sur notre capacité à en déceler des traces.
Deux accessits ont également été remis à :
- Marie Bouchet pour ses travaux intitulés : « Datation fédérative des forages polaires profonds et implications sur la compréhension des mécanismes climatiques » réalisés à LSCE (Université Paris-Saclay, CNRS, CEA, UVSQ) et IGE (Université Grenoble-Alpes, CNRS, CEA, INRAE, IRD) sous la direction d’Amaëlle Landais, et la co-direction de Frédéric Parrenin ;
- Pierre Linchamps pour ses travaux intitulés : « Diversity and evolution of Quaternary micromammal faunas from South Africa: novel approaches for reconstructing the palaeoenvironments of early hominins » réalisés au Muséum national d’Histoire naturelle (Paris) sous la direction de Raphaël Cornette, Pierre Latouche et Emmanuelle Stoetzel.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Amélie Duquesne (17 juin 2026). REMISE DU PRIX DE THÈSE FRANCK BOURDIER À JULES KEMPER (Q15, 15-18 JUIN 2026, TOULOUSE). AFEQ CNF-INQUA. Consulté le 27 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16f1e



